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23 décembre 2006

Quand le social libéral rencontre le social-conservateur

C'est Bernard Kouchner qui étend la brèche. Cette brèche avait déjà connu des séismes de moindres magnitudes: Bockel avait voté la loi sur la shériffisation des maires, Véronique Vasseur, l'ancienne médecin-chef la Santé a rejoint les rangs Sarkozystes lors d'un raout en compagnie de Pascal Sevran et de Doc Gynéco.

Kouchner se veut partisan d'un rassemblement du centre de Mélenchon à Méhaignerie en passant par Sarkozy bien entendu. D'ailleurs sa préférence irait à un Sarkozy président et lui en participant d'"un gouvernement de combat à la hussarde. Kouchner n'a pas parlé de François Bayrou, celui qui représente aujourd'hui cette option mais Sarkozy. Changement de moeurs?

En fait, celà fait longtemps que Bernard Kouchner ne se soucie guère de son parti, celà fait longtemps qu'il quémande à droite et à droite des passes-droits, des faveurs (la présidence de l'OMS qu'il n'a finalement pas eu), des repas... Kouchner est le plus représentatif de cette gauche qui se dit de gauche mais qui est depuis longtemps passé à droite.

Posté par abadinte à 15:46 - Elections - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires

Vous avez tort de situer le ralliement de Kouchner sur le clivage gauche-droite, il n'y aurait pas de grille de lecteur plus erronée.

Je crois simplement que Kouchner a manqué de devenir Président de l'OMS, malheur à Michel Kazatchkine qui postule à la direction du Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose.

Pour cette raison, on peut traduire ce choix de l'ancien secrétaire d'Etat à la Santé plutôt comme un appel de Sarkozy. Parce que lui-même n'a personne dans son équipe qui fait véritablement le poids poour occuper le poste des Affaires Etrangères. A part peut-être Barnier forcément, Juppé en recours, mais pas d'une personne plus proche de certaines positions atlantiste avec la reconnaissance nationale et international. Et Kouchner possède ses qualités.

Rappelons que Chirac avait eu la justesse de nommé en 2002 Villepin qui a véhiculé une certaine idée de la France au moment où notre Etat défendait une position isolée en Europe.

Posté par lum, 23 décembre 2006 à 19:33

Pourtant

Pierre Lellouche ami parisien de Sarkozy représente parfaitement le fond de la pensée sarkozienne:
- américanophile
- opportuniste
- mouvante
Kouchner est inutile à Sarkozy car même pour le ministre de la Santé, il y a Debré.

Posté par abadinte, 24 décembre 2006 à 15:29

PARCE QUE

Kouchner est reconnu sur le plan international et que Sarkozy aura intérêt à être efficace rapidement en mettant les hommes à leur place, et tacher de se donner une image internationale en jouant le créneau de l'humanitaro-écologisme.

Mais après tout, vous pensez ce que vous pensez, et je ne vous contredirai pas là-dessus.

Ciao

Posté par lum, 25 décembre 2006 à 02:49

Je ne vois pas l'intérêt chez Sarkozy de se donner un côté humanitaro-écologiste. Il en a franchement pas besoin...
Je ne vois pas l'intérêt d'être "reconnu sur le plan international" pour faire un bon ministre des Affaires Etrangères. Villepin était inconnu pourtant il n'a pas été mauvais, Barnier était reconnu pourtant il a été nullissime, Douste était connu pourtant il est à son niveau.
Par ailleurs, j'imagine mal un gouvernement d'union national avec comme décideur un Sarkozy honni. En tout cas, la gauche à laquelle j'appartiens refusera une telle compromission: Sarkozy n'est pas un Olmert.

Posté par abadinte, 26 décembre 2006 à 07:46

Le vrai test pour Sarkozy sera l'élection présidentielle. Et vous savez très bien qu'il ne formera pas le même gouvernement si il est élu au second tour contre M. Le Pen, ou contre Mme Royal. A ce moment-là, il cherchera la meilleure combinaison qui lui permettra de se faire réélire. Dans un cas, un gouvernement d'Union des modérés, dans l'autre l'Union de la droite. Sarko n'est pas Chirac, ce dernier n'a que rarement tenu compte de ses alliés pour gouverner, et s'en est mordu les doigts...

Si il est président, Sarko aura besoin à ce moment-là de tout le monde, n'oublions pas que Sarko président, ce ne sera pas Sarko ministre. Même si vous, vous ne l'aimez pas...

Posté par lum, 26 décembre 2006 à 15:50

Pour ma part,

La perspective d'un second tour Le Pen - Sarkozy n'est même pas envisageable. Et ce n'est pas parce que Sarkozy va s'entourer de personnalités comme Kouchner ou Tapie que je vais accorder ma voix à cet homme.

Je me suis déjà fait "avoir" en 2002 et je ne compte pas réitérer la même erreur. Alors pour l'instant, il ne faudra pas compter sur moi pour "sauver la république" car dans ce cas-là, je serai déjà loin, très loin de la France et bon nombre de français préfèreront quitter la France temporairement plutôt que de rester dans ce pays.

Voter pour Sarkozy n'est aujourd'hui pas dans mes options politiques même face à Le Pen ou Laguillier.

Le seul homme de droite aujourd'hui pour qui je pourrais voter utile, c'est François Bayrou.

Posté par abadinte, 26 décembre 2006 à 16:56

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