Blog d'un jeune social-démocrate ouvert sur le monde

Blog d'un social-démocrate vivant à Paris.

12 janvier 2008

Une alliance originale à Grasse

A Grasse, le Parti Socialiste mené par Bruno Estampe sera allié avec le MRC, les Verts et ... le Modem. C'est la première fois que j'entend parler d'une telle alliance dans une grande ville française. Il faut dire qu'une telle alliance est bien plus aisée dans une région où la Droite fait des scores faramineux. La gauche et le centre se sont donc décidés à s'allier afin de battre Jean-Pierre Leleux, un homme de convictions multiples. Le maire depuis 1995 est passé de l'UDF au MPF de de Villiers puis à DL de Madelin avant de rejoindre l'UMP dès sa création. Un homme de convictions multiples donc et aussi un homme qui sait caresser ses amis. Cette pratique me semble bizarre mais bon chacun est libre d'utiliser son blog de la manière qu'il souhaite.

Le Modem décide de s'allier sur sa gauche à Grasse. Ca change un peu de Perigueux, Bordeaux et Lyon où le Modem est L'allié objectif de la droite au pouvoir. Les événements nous diront si ce qui se passe à Grasse pourra contrebalancer l'équilibre du Modem au centre...

Posté par abadinte à 19:45 - Elections - Commentaires [10] - Permalien [#]
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Commentaires

A ma connaissance, il y a d'autres villes ou de pareils accords sont en discussion : Rouen, Tours, Dijon.
Ce qui va être intéressant, c'est de comparer les scores des villes ou le MODEM est allié à la gauche, de celles où il est allié à la droite.

Posté par leunamme, 13 janvier 2008 à 22:01

Il y a aussi Paris..où les mamours sont en cours entre Marianne De Sarnez..et Bertrand ! Allez Bertrand il faut conclure, tu as un ticket !

Sur Périgueux...Abadinte..j'y suis depuis aout, donc je ne peux te laisser dire que le modem est "l'allié objectif de la droite"..en fin d'année 2007, il y a eu des négos entre le modem et le PS/PCF/Verts...ça a capoté, les trois alliés de gauche n'étant pas d'accord sur la venue du modem...

Ensuite, ils sesont naturellement tournés vers la droite..et Bayrou, Darcos (ancien UDF passé UMP et qui doit beaucoup au premier..) ont du se tel mais celà ne sera pas simple...

Le modem n'est pas uniforme, en son sein tu as aussi des déçus de la gauche..voir du PS...et des citoyens "honnetes" qui veulent un modem indépendant...certains souhaitaient même une liste au 1er tour..

La forte tradition de gauche de la Dordogne n'incitait pas non plus à un éventuel accord qui peut être aurait été mal compris à gauche, en attendant..le bilan de Darcos n'est pas si mirifique...

Alors attention aux surprises d'ici le premier tour, et RDV le 9 mars pour y voir plus clair..mais la gauche devrait progresser vu le contexte national et les errements Sarkozistes.

Posté par Marsipulami, 13 janvier 2008 à 23:04

A Paris, Sarnez aimerait bien s'allier avec Delanoë mais je ne pense pas qu'elle sera forte pour peser.
Quant à Périgueux, le Modem aurait pu y aller seul au lieu de s'allier à Darcos.
Pour Rouen, Tours et Dijon, je vais regarder ça de plus près.

Posté par abadinte, 14 janvier 2008 à 07:24

Il faut 39 noms pour faire une liste, pas toujours aisé..avec en plus les panachages h/f, c'est quasiment très délicat pour les "petits" partis ou les partis "récents"...

Posté par Marsipulami, 14 janvier 2008 à 12:55

L'union pour gagner

Quand on se souvient des divisions récurrentes à Grasse, on ne peut que se féliciter de l'intelligence des acteurs de cette large union.

Dans une région traditionnellement très à droite, avec une droite qui n'a jamais hésité à flirter avec le FN, le rassemblement d'hommes et de femmes portants un même projet, sans se chamailler sur des places, sans se tromper de cible, en proposant aux Grassois un vrai renouveau dans les hommes et dans les pratiques, cette union est essentielle pour Grasse.

Face aux copinages d'un côté, aux tirs contre son propre camp de l'autre, cette liste est rafraichissante et pleine d'espoir.

Posté par Etienne, 22 janvier 2008 à 23:21

ah bon le modem ?

Je tiens à souligner tout de même que 2 personnes sur 10 du modem sont sur la liste de Bruno Estampes.
Ils ont été placés parcequ'ils font parti des notables et non pour leurs idées. Ce cher avocat n'a jamais partagé ses idées lors des réunions internes et était connu au sein du PS avant de prendre son étiquette au MoDem...
les idées construites par le modem sont reprises dans le programme de Paul Euzière.
Sur les 8 militants restants, 3 se sont ralliès plus ou moins à Paul Euzière, 1 est en indécision, 1 s'est déifinitivement retiré de la vie politique et les autres ont disparus dans la nature.
l'alliance est donc fictive, puique, même si elle a été approuvée par Paris ( passage en force puisque pas d'appel à candidatures et pas d'information auprès des militants ni de la responsable communale du MoDem) , elle ne recueille pas l'unanimité au sein du MoDem et a été décidée par des gens qui pensent à gagner leurs 1500 euros par mois en tant qu'élu, ou qui veulent préserver les intérêts des communes alentours au lieu de s'occuper de Grasse.

Posté par grassia, 16 février 2008 à 23:23

témoignage d'une grève

A Bonjour

Je voulais juste vous laisser mon témoignage (pour publication) sur la période ou les agents grévistes de Saint-Charles à Marseille ont tenu un stand dans la gare.

Voici leurs propres tracts et la lettre de leur patron

Cahier de revendication des personnels ("sous traitants") de la sécurité des Gares Saint-Charles et Aix TGV

- Intégration des agents assurant la prévention et la sécurité sur la gare Saint Charles et Aix TGV au sein de la SNCF

- Emploi, statut et entreprise stable

- Fourniture de locaux, dignes, propres, pourvus de vestiaires, de casiers individuels, de salles de repos et de réfectoire pour le personnel.

- Assurer un développement de carrière et une formation continue des agents de prévention et de sécurité (sécurité "malveillance", sécurité des personnes et des installations, maîtres chiens, sécurité incendie)

- Fourniture des tenues

- rétablissement des tickets restaurant

- Amélioration des conditions de travail

- Plus de concertation des délégués, la SNCF sur les insuffisances de sécurité.

- réunion mensuel des DP et tenue à disposition du registre des DP

- tableau d’affichage

- Payement des salaires réguliers le 5 du mois

- Primes d’ancienneté et de qualité

- Vérification du payement des charges aux organismes collecteurs

- Avenants aux contrats

Marseille le 4 Juin 2009

* CGT CFDT FO LES AGENTS DE SECURITE De la gare St Charles veulent être payés et respectés !

Les agents qui assurent la sécurité des voyageurs et des installations sur la gare St Charles en ont assez d’être baladés d’une entreprise à l’autre ( 4 changements d’employeurs en 1 an !) toutes "défaillantes"

Depuis un mois nous avons encore été repris par une nouvelle entreprise sous-traitante, Inter sécurité Services, qui ne nous a toujours pas versé la paye du mois de mai !!!

A chaque nouvelle "entreprise" qui nous reprend c’est la galère avec des remises en cause permanentes, de nos peut de droits, de nos qualifications, de nos emplois, de nos salaires...

Maintenant cela suffit !

Si d’ici demain (après une semaine de retard et d’attente le payes ne sont pas versées nous cesserons le travail.

Nous exerçons un travail difficile et particulièrement pénible qui comporte de nombreux risques, pour un salaire au SMIC alors qu’il est un maillon essentiel du service public de transports.

NOUS VOULONS ETRE RESPECTES ET RECONNUS NOUS EN AVONS ASSEZ DE CETTE PRECARITE ABSOLUE LA SNCF DOIT ASSUMER SES RESPONSABILITES

Marseille le 10 juin 2009

*INTERSYNDICALE CFDT-CGT-FO Intersecurite service (12S) MARSEILLE SAINT-CHARLES

Nous salariés de la société de Prévention et sécurité 12S, avons décidé unanimement de protester par un mouvement de grève à durée indéterminée, afin de réclamer à notre direction le paiement intégral de notre salaire du mois de Mai.

Notre nouvel employeur 12S qui aurait acheté DEFENDER au 1er Mai 2009 dans des conditions obscures, n’a pas les moyens de gérer plus de 80 salariés et de payer les salaires.

Force est de constater aujourd’hui, qu’ils sont tous pareils, prêts à vendre au moindre coût les salariés que nous sommes en faisant fi du Code du Travail et des institutions de l’état.

Nous en avons marre de nous faire "bananer" par des employeurs successifs, qui ne respectent rien et qui ne pensent qu’à s’en mettre plein les poches grâce à la SNCF alors que les salariés qui se lèvent l’esprit au travail, doivent se battre pour obtenir leur salaire.

La SNCF joue à la politique de l’autruche, alors que c’est bien elle qui est responsable de cette situation, en retenant lors des appels d’offre, des sociétés à bas coûts et sans scrupules, sans prendre la peine de s’assurer de la pérennité financière et sociale des sociétés retenues et ce malgré avoir signé des engagements pour une charte de bonne conduite.

La SNCF conformément aux articles L.8232-1 et suivants du Code du Travail, doit se substituer à notre patron, pour que nos salaires soient enfin payés.

Nous avons tous des familles à nourrir et des crédits à payer.

Il faut à l’avenir que la SNCF prenne conscience de ses erreurs et que lors des prochains appels d’offres, elle soit plus regardante sur les garanties financières et sociales, que doit avoir la société repreneuse des marchés.

en l’espace de deux ans et par des tours de passe-passe financiers, de rachat au dépôts de bilan bidon, les 4 sociétés de sécurité, qui ont repris successivement le marché de la Gare Saint-Charles, ont toutes reçue la bénédiction de la SNCF, malgré nos indignations et mécontentements.

Trop c’est trop, nous ne sommes plus disposés à subir la politique financière des sociétés de sécurité, même si certains individus sont disposés à vouloir nous exploiter.

Fini l’esclavage et l’exploitation.

Le travail ne reprendra pas, tant que la totalité de nos salaires y compris le reliquat des heures supplémentaires nous soient payés, et que toutes nos revendications qui n’ont jamais été prises en compte par le passé et ce malgré des grèves successives et des accords de fin de conflits signés, qui ne sont pas appliqués et respectés.

Pour rappel nous avions réclamé :

1) La mise en place des institutions représentatives (CE, DP, CHSCT)et la reconnaissance du rôle des délégués syndicaux

2)Le maintien pour tous de la prime de qualité fixée à 25 euros net par mois

3)Le paiement des heures supplémentaires, conformément au Code du Travail et non en heures complémentaires

4)Des tenues de travail adaptées et en nombre suffisantes pour permettre une hygiène corporelle décente

5)La revalorisation des coefficients du 120 au 130

6) une prime de transport fixée à 4 euros par vacation, quelque oient le nombre d’heures effectuées ou le remboursement intégral de la carte mensuelle RTM qui utilise les transports en communs

7) paiement de la prime d’ancienneté conformément à notre CCN

8) un organigramme précis sur les dirigeants et responsables de la société 12S et des explications sur les conditions de la vente de la Sté DEFENDER

9 Reprise point par point des revendication demandées en inter syndicale par courrier le 22.01.09

Si toutes ces revendications ne sont pas réglées une bonne fois pour toutes, nous somme déterminés à poursuivre pour une durée indéterminée ce mouvement de grève.

fait à Marseille le 11 juin 2009.

Voici textuellement la lettre de INTER SECURITE SERVICE, l’une des sociétés qui devait payer les grévistes de la gare saint-Charles

"Madame Monsieur

L’ensemble de le direction de la sociétét INTER SECURITE SERVICES tient avant tout à vous présenter ses regrets pour les difficultés que vous rencontrez dans la situation présente et nous tenons avant tout à vous exprimer nos remerciements pour le professionnalisme que vous affichez malgré tout.

Nous vous assurons que le virement des salaires, (acompte provisionnel de 500 euros et le solde) ont été provisionnés et envoyés (le 15 pour l’acompte conformément et le 18 pour le complément) à notre banque LCL.

Aujourd’hui, nous constatons que malgré tous nos efforts la plupart des salariés ne sont pas crédités de ces opérations. Cependant, il ne s’agit plus maintenant que de délais de traitements bancaires dont nous sommes tous tributaires.

A ce titre nous rappelons notre engagement à prendre en charge l’intégralité des frais générés par ce retard et vous invitons à nous transmettre les justificatifs fournis par vos banques au plus vite.

Une nouvelle fois, nous vous remercions de votre patience et de votre compréhension. Et nous vous signalons que dans cette reprise d’acativité votre professionnalisme est ressorti de façon significative tant à notre niveau qu’à celui de nos clients.

23 juin 2009 Jonathan SELBY Le gérant"

Posté par Ruscassie, 28 juin 2009 à 15:45

Vraie union de la gauche:

Mélenchon juge "vraisemblable" une alliance PCF-PG-NPA aux régionales 30.06.09 | 12h44 Selon "Le Monde"

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) a jugé mardi "vraisemblable" la constitution de "listes communes autonomes" de son parti avec le PCF et le NPA aux régionales de mars 2010, à quelques heures d’une rencontre avec Olivier Besancenot (NPA), parti seul aux européennes.

"Dans la rencontre que nous allons avoir, nous allons avancer et je vous annonce qu’il est vraisemblable qu’il y ait des listes communes autonomes au premier tour du Parti communiste, du NPA, du Parti de gauche et de nos autres alliés" aux régionales, a indiqué, sur France Inter, M. Mélenchon qui quittera ses fonctions de sénateur de l’Essonne pour siéger à Strasbourg à partir du 14 juillet.

Pour le nouvel eurodéputé, élu dans le Sud-Ouest le 7 juin à la tête de la liste Front de gauche PCF-PG, "la leçon des élections européennes, c’est que si +l’autre gauche+ s’était rassemblée, c’est nous qui occuperions la quatrième place, on aurait fait un peu plus de 10%, on aurait eu 12 députés (...) on aurait envoyé au tapis (Jean-Marie) Le Pen".

Pour les européennes, le NPA, qui n’a obtenu aucun eurodéputé et dit ne pas regretter sa stratégie, a refusé de rejoindre le Front de gauche (4 eurodéputés), jugeant que le PCF s’allierait au PS dès les régionales pour "sauver les élus communistes".

"S’il y a accord d’indépendance par rapport au PS aux régionales, on dira banco" à l’alliance, a assuré Pierre-François Grond (NPA), interrogé par l’AFP.

"S’il y a confusion ou politique à géométrie variable et pas d’accord national, s’il y a une politique qui épouse les intérêts de reproduction de l’appareil d’élus du PCF, là on ne sera pas d’accord", a-t-il ajouté, refusant catégoriquement tout "accord de gestion avec le PS ou avec Europe-Ecologie".

Selon M. Grond, M. Mélenchon, "en désaccord avec son allié" communiste, "essaie de sauver son attelage des européennes et en même temps il propose une ligne qui n’est pas pour l’instant celle du PCF qui a appelé à l’élargissement du Front de gauche vers le PS".

"On en est qu’au début des débuts du processus de discussion", a-t-il encore dit, annonçant une rencontre NPA-PCF lundi prochain.

"Ma bataille politique, c’est rassembler tout ça dans un front commun où chacun garde sa personnalité", a ajouté à la radio M. Mélenchon, reconnaissant qu’il n’est "pas révolutionnaire de la même manière" que M. Besancenot.

"Il ne suffit pas de faire des cartels d’organisations ou de faire, comme croient les socialistes, la maison commune : tout le monde rapplique et on ne regarde pas ce qu’il y a dans le programme !", a-t-il ironisé, se disant "pour le rassemblement de toute la gauche", "sans exclusive".

Pour M. Mélenchon, "la gauche doit reconquérir le terrain" et "aller dans les contenus".

______________


Voici la déclaration commune, pour information.

Mardi, 30 Juin 2009 17:55 La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l’offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l’âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l’urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d’une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d’un emploi, l’augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l’âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l’UMP. Il s’agit en réalité moins d’une victoire de la droite que de l’incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d’accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C’est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L’abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes lié au rejet de l’actuelle construction libérale et anti démocratique de l’Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l’offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s’aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s’inquiéter de la progression de l’extrême droite. Elle prouve qu’elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l’ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C’est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s’accordent pour favoriser l’unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l’EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d’initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements. Les deux formations estiment aussi indispensable d’unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d’avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes associant les forces qui composent aujourd’hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l’autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d’un programme d’urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d’ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l’exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l’institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d’accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l’ambition est d’être en situation d’appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d’imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n’ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n’empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd’hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd’hui contribue à renforcer une dynamique positive et s’en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s’invitent d’ores et déjà à leurs rendez-vous de l’été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

Posté par RUSCASSIE, 03 juillet 2009 à 23:51

économie solidaire et sociale

La politique hors des partis et des élections.

a) s’agit-il d’un contrôle par les salariés ?

On court alors le risque comme en Yougoslavie de voir le capitalisme se recréer mais non plus individu contre individu mais usine contre usine.

Selon Attac, il faut faire correspondre à chaque entreprise non patronale , un "Conseil" en dehors d’elle, comprenant des représentants de cette usine mais aussi des représentants des fournisseurs et des représentants des sous-traitants, en demandant à chaque entreprise non patronale de respecter l’avis de ce "Conseil" hors d’elle même.

b) s’agit-il d’un contrôle par l’état ou par un parti. Tout le monde pense alors à la dérive soviétique.Comment éviter que des apparatchiks au départ animés des meilleurs intentions du monde, ne se transforment en ce qu’a été la "nomenklatura" soviétique, tenant son peuple en esclavage, s’ils ne vivent pas le quotidien des salariés ?

La seule réponse positive que je puisse vous donner est l’exemple des SCOP, ces entreprises reprises par leurs salariés souvent après le départ d’un patron "voyou" vers des pays à bas salaires.

On peut aussi vous parler des AMAP, associations regroupant directement consommateurs et producteurs, pour court-circuiter la grande distribution et en général permettant de s’en sortir à des agriculteurs en difficulté comme à des consommateurs très modestes.

Ces SCOP ne sont pas des abstractions, les deux SCOP les plus connus en ce moment sont :

1) la CEPAM, entreprise de bâtiment, appartenant au groupe ERLEBE, liquidation judiciaire en juillet 2008, 135 000 euros de dettes, grâce à l’aide de la Région et de son SCOP reprise par 66 salariés ayant versé chacun entre 1 000 euros et 2000 euros.

2) l’Entreprise GENTIL, transport, appartenant au groupe GEODIS, liquidation judiciaire en 2007, grâce à l’aide de la région et de son SCOP reprise par 77 salariés, effectifs passé le 1er décembre 2008 à 165 salariés, parmi les 88 arrivants une partie associés une partie salariés.

Ils sont bel et bien réels et montrent que l’économie solidaire et sociale n’est pas une vue de l’esprit.

Les SCOP peuvent recevoir l’appui de collectivités territoriales (conseils régionaux, conseils généraux, communautés de commune, ou communes), et cela bien sûr les rends moins vulnérables aux fluctuations du marché, leur permet d’accéder plus facilement au crédit, c’est à dire à l’investissement productif.

Groupe Attac Sud 06 75 70 72 00

Posté par Ruscassie, 14 juillet 2009 à 00:12

Des ouvriers s'apprêtent à faire sauter leur usine. en savoir plus : EYERMAN 06 87 02 15 18

Cynthia,CGT, Tel : 04.91.33.38.60

CHÂTELLERAULT (VIENNE)

L'usine de Châtellerault appartenant à l'équipementier automobile New Fabris va-t-elle partir en fumée, comme ses salariés licenciés en brandissent la menace ? "Les machines et le stock de pièces usinées sont notre seule monnaie d'échange", justifie une ouvrière, assise avec ses collègues devant l'entrée des ateliers. Pas question de laisser ce trésor être vendu aux enchères.

Des salariés de Nortel devant leur site de Châteaufort, mercredi 15 juillet.
Entretien Nortel : "Nous ne sommes pas des terroristes"
Les faits Des salariés de Nortel menacent de faire sauter leur usine

Des bonbonnes de gaz ont été posées bien en vue, sur les toits de l'usine. Sur la façade, en lettres noires, est écrite la seule et unique revendication des "Fabris", comme on les appelle dans la région. Elle s'adresse aux deux principaux clients de feu l'usine de Châtellerault : "Renault, PSA, on veut la prime !!! 30 000 euros net." Près des bureaux, un autre graffiti avertit : "Si rien, c'est la fin, ça brûle, plus de Fabris." L'ultimatum est fixé au 31 juillet. Le temps d'une manifestation, jeudi, à Paris ; et d'une rencontre, le 20 juillet, entre les syndicats (CGT, FO, CFDT et CFTC) et le ministère de l'industrie. Trois petits tours et puis s'enflamme ?

Ce n'est pas la réouverture des lieux que les Fabris demandent. Ni même la garantie d'un emploi. Depuis la mise en liquidation de l'usine, le 16 juin, et l'annonce du licenciement de l'ensemble du personnel - soit 366 personnes -, leur dernier espoir est de toucher un peu d'argent. "De quoi m'offrir un mobil-home, quand je n'aurai plus de quoi payer mon loyer !", tente de plaisanter l'un des protestataires. "Avec 30 000 euros, on peut survivre un an et demi", calcule un autre. Mais PSA, pas plus que Renault, n'a l'intention de se plier aux injonctions des salariés. "Ce n'est pas au client de payer", affirme-t-on chez Renault.

Chacun sait que les chances de retrouver du travail à Châtellerault (36 000 habitants) sont quasi nulles. Selon le quotidien La Nouvelle République, l'industrie locale serait en passe de perdre 2 400 emplois d'ici la fin de l'année. Aux grilles de l'usine, les salariés ont accroché des cercueils en carton, symbolisant la mort de l'entreprise - et la leur. Sur chaque cercueil est griffonné le numéro de badge d'un salarié et son prénom, ainsi que ses dates de présence. "374, Gilou, 1988-2009", dit l'une. "239, Griffeau dit Germaine, 1984-2009", résume une autre.

"Aucun retour en arrière n'est possible. Ce que les gens demandent, c'est un départ un peu plus digne", souligne Pierre Réau. Directeur de production sur le site, ce cadre a lui-même vingt-deux ans d'ancienneté chez Fabris - rebaptisé New Fabris par son dernier repreneur, finalement défaillant, le groupe italien Zen. Ce dernier n'a "pas fait ce qu'il fallait", notamment sur le plan commercial, estime M. Réau. Mais ce sont PSA et Renault, qui, en "retirant brutalement et sans préavis" leurs commandes, ont provoqué le drame.

Les deux groupes représentaient près de 90 % des commandes de 2009... sur le papier. En réalité, selon M. Réau, "à partir de septembre", Renault a "réduit ses commandes de 80 %", PSA "d'environ 30 %" - l'un et l'autre ayant "surstocké de manière énorme" les pièces usinées. "S'ils s'étaient désengagés progressivement, les repreneurs auraient pu suivre et trouver de nouveaux marchés", regrette le cadre, chargé désormais de gérer les affaires "pour éviter toute dérive". Il n'est pas sûr d'y parvenir. "Les gens sont à bout", prévient-il, espérant malgré tout qu'une solution puisse être trouvée. Mais le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, a déclaré lundi qu'il ne discuterait pas "sous le coup de la menace". "Si les salariés continuent, je ne les recevrai pas", a-t-il affirmé.

Le chef des grévistes (à vérifier) serait monsieur EYERMAN 06 87 02 15 18

Un grève semblable a eu lieu en mai et juin 2009, grâce au soutien financier et alimentaire de l'UL-CGT les salariés ont eu satisfaction (un mois payé sur deux non payés, le tribunal pour l'autre mois, SNCF transférant le personnel en juillet dans une entreprise assurant la paiement régulier.

Posté par Cynthia,, 15 juillet 2009 à 17:49

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