28 mai 2008
Abadinte et Clarté Courage Créativité
Suite de ma série, moi et un autre. Ici c'est moi et la motion/contribution de Bertrand Delanoë.
La motion ne choque pas et n'ouvre pas ou peu d'aspérité. Je ne ferai pas de compte-rendu long. La motion ressemble rapidement au programme des socialistes de 2006 : socialiste, redistributif, démocrate.
Le constat de la France est juste :
- des handicaps dans l'Education, une recherche privée atone, un secteur productif improductif, le manque d'audace des élites.
- la France est sans modèle et sans repère. Elle navigue à vue.
Quelques points forts que je note de mémoire :
- autonomie des universités
- retraite à la carte suivant l'âge d'entrée et le métier
- remise en cause de la politique fiscale de la droite
- l'économie de la connaissance
Un point faible. Rédhibitoire ?
- l'Europe n'a pas vocation à être politique, seulement économique.
Là j'ai du mal vraiment du mal. Bizarrement j'ai lu la fiche lecture de Pierre Moscovici sur le livre "De l'audace!" juste après la lecture de la contribution/motion de Bertrand Delanoë et il fournissait le même constat que moi : je suis d'accord sur beaucoup mais l'Europe est absente.
L'Europe est un débat clivant, le cacher c'est se cacher. Qu'en pensez-vous?
Commentaires
Sauf que Mosco.... désolé... est un des moins crédible pour parler europe... ben oui démissionner du PE... ce qui fait suite à de nombreux précedents... l'a discrédité au niveau des camarades européenns... c'est dommage...
Tu es pour le cumul des mandats désormais?
Oui, c'est plutôt honnête de la part de Mosco.
ahhh ah très drôle Abadinte :-)
une remarque de chercheur (membre de SLR): on a bien compris que le PS est favorable à la LRU, et plus globalement à la stratégie de Lisbonne. Nous commençons à comprendre à quel point ces deux démarches sont liées, et la façon dont elles conduisent à une perte de la liberté des recherches par rapport aux dogmes imposés par les pouvoirs politiques et économiques. Or la recherche se fonde sur la contestation des dogmes. C'est pour cela que le CNRS est une structure qui organise la liberté des recherches (statut des chercheurs, co-gestion), et c'est pour cela que ce gouvernement veut le supprimer. Si le PS ne veut pas voir se détacher de lui une grande partie du monde de la recherche, il doit développer une vraie réflexion sur l'articulation entre recherche et innovation, et en aucun cas se contenter de transformer l'une en l'autre.

