07 août 2008
Spread it ! Une technologie française
C'est marrant, c'est bon pour la science et en plus c'est une initiative française !
Bon le seul problème c'est que le CNRS n'a pas encore compris que sans firefox, leur expérience est pourrie de fait !
Donc passez sur ie pour le lire si vous souhaiter participer à l'expérience !
Trouvé sur le panoptique.
Ca pue chez les Jeunes Pop
Vous vous souvenez des Jeunes Pop ? Mais si ! Ce sont les neuneu de neuneuland qui m'ont invité pour débattre avec Glucksman ! Non ? Ca ne vous dit rien ? Pourtant j'avais été fort poli envers Raphaël Goebel qui m'avait invité à la soirée. Bon, en fait, ce n'était pas les Jeunes Pop mais les Jeunes Pop Grandes Ecoles qui m'avait invité. Et c'est marrant car aujourd'hui c'est le président des Jeunes Pop Grandes Ecoles qui fait parler de lui. En effet, Nicolas Sarkozy a désigné Benjamin Lancar comme successeur de Fabien de Sans-Nicolas. Les mauvaises langues diront que c'est sous les pressions conjuguées de Frédéric Lefebvre Porte Parole de l'UMP et Claude Guéant Secrétaire Général de l'Elysée.
Ainsi des militants jeunes pop font la grise mine face aux mêmes pressions que les adultes ont subi il y a peu lors du vote de la modification de la Constitution Française. Certains ont été forcé de rejoindre Lancar à moins de voir leur carrière politique (oui si jeunes messieurs dames!) s'arrêter en septembre 2008. Je mets ainsi in extenso le communiqué de presse de jeunes pop !
Paris le 7 Août 2008.
Election présidentielle aux Jeunes Populaires, réaction des militants.
Après le fiasco de ces élections et la mise en péril de la démocratie interne, les militants de base veulent réagir.
Nous avons appris mardi soir, puis eu la confirmation mecredi qu'Aurore Bergé et Matthieu Guillemin, candidats à la présidence des Jeunes Populaires, les jeunes UMP, se ralliaient de force à Benjamin Lancar sous les pressions de Benjamin Lancar mais surtout de Frédéric Lefebvre -Porte Parole de l'UMP- et Claude Guéant -Secrétaire Général de l'Elysée-.
Les militants de base, soutien ou non de cette liste, sont stupéfaits des méthodes staliniennes utilisées par le premier parti de France, pays des Libertés...
Nous ne sommes pas en Russie ou en Chine mais bien en France. C'est dans notre pays et en 2008 qu'un parti politique a séquestré une candidate pour la forcée à signer un accord qu'elle ne voulait pas.
Face à ces agissements la base militante, privée de représentants médiatique, de courant interne, veux montrer à tous les français ces faits intolérables.
Nous ne voulons pas en rester là, beaucoup d'entre nous vont rendre le carte de l'UMP, boycotter les Universités d'Eté, démissionner de leur fonction interne (Responsable Départemental, Conseiller National, ...)
Edouard Richard, RDJ du Maine et Loire a déposé hier sa démission.
Voici une partie de la liste des militants qui ont bien voulu communiquer publiquement leur soutien, beaucoup n'ont pas voulu par peur des réactions de l'UMP.
Tristan Maupoil, militant de l'Aisne.
Xavier Delcroix, Conseiller National, Côté d'Or.
Guillaume Marechal, Responsable Départemental des Ardennes
Mathieu le Sire, Militant UMP (Eure), Ancien Conseiller National.
Florian Maitre, Militant de Savoie.
Clément Duvergé, Conseiller National
Julien de Farcy, Conseiller National
Pierre Marion, Conseiller National, Cantal.
Pierre-Maxime Rafaud, Conseiller National, Mayenne.
Julien Calabro, Conseiller National, Bouches Du Rhônes.
Michel Riedel, Conseiller National, Oise.
William Broc, UMP, Membre du Comité Départemental du Nord.
Changer la vie : la contribution de Marie-Noëlle Lienemann
Après la contribution Réinventer la Gauche de Jean-Luc Mélenchon défendue par Jérôme Charge, un militant défend une autre contribution qui se situe à la gauche du Parti Socialiste. Matthieu Vittu est militant socialiste du Pas de Calais. Membre de Gauche Avenir qui est dans mon réseau politique, il est l'assistant parlementaire de Marie-Noëlle Lienemann et est signataire de la contribution Changer la vie dont les premiers signataires sont Marie-Noëlle LIENEMANN députée européenne, Jean MALLOT député, Anne FERREIRA députée européenne, Paul QUILÈS ancien ministre, Emmanuel MAUREL conseiller régional.
Pourquoi la contribution « Changer ! » ?
Pour imposer un débat sur des sujets clefs : la stratégie d’alliances du PS, l’actualité de nos valeurs, la reconquête des couches populaires, l’offensive contre la droite, l’opposition déterminée à Sarkozy. Pour dessiner les contours du socialisme du 21éme siècle. Nous proposons des choix clairs et ils doivent passer avant la désignation d’un leader.
Pourquoi « changer » ?
- Le PS doit changer, sortir de la confusion et du consensus mou, initier une dynamique de rassemblement
- Changer la vie, changer le monde : nous n’avons pas renoncé aux objectifs fondamentaux.
- Changer parce que le monde change. Les crises s’accumulent, le cycle du libéralisme économique globalisé s’achève, l’urgence écologique s’ajoute à l’urgence sociale. Dans ces temps incertains, la gauche et le camp progressiste mondial ont de réelles opportunités pour orienter l’avenir.
- Changer parce que la gauche doit proposer une alternative et ne saurait se contenter ni d’un simple accompagnement de la mondialisation libérale, ni de remèdes Un cap stratégique : l’unité de la gauche. :
- Nous refusons l’alliance au centre et autres stratégies de troisième force. La Gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée.
- Le temps est venu d’une nouvelle étape avec un grand parti qui fédère tous les partis de la gauche existants et qui entraîne tous ces milliers d’hommes et de femmes qui attendent un nouveau paysage de la gauche.
- Le PS doit proposer à l’ensemble des forces de gauche d’en débattre rapidement au sein d’un « comité permanent de l’unité », préparant les étapes conduisant à un congrès de l’unité en 2010 et à la désignation en 2011 d’un candidat commun à l’élection présidentielle. Ce congrès de l’unité pourrait être précédé de forums thématiques et, fin 2009, d’un congrès exceptionnel de chacun des partis, qui acterait la nouvelle démarche.
Des choix essentiels pour une alternative :
1 - Sortir de l’impasse du libre échange généralisé :
Partout, l’idéologie du libre échange généralisé est remise en cause : aux USA dans le débat électoral, au Sud avec la crise alimentaire. Les effets néfastes du libre échange généralisé sont patents : délocalisation, pression à la baisse sur les salaires, remise en cause de nos modèles sociaux, accroissement des inégalités. Il faut réorganiser des échanges autour de grands pôles continentaux, mettre en oeuvre des protections ciblées. Il faut un protectionnisme équitable et retrouver l’esprit d’origine de la préférence communautaire.
Une mesure innovante : en absence de normes sociales et environnementales de base définies rigoureusement par les instances internationales, l’Europe doit les fixer. Les produits des pays qui n’auraient pas de législation sociale minimum seraient taxés d’un pourcentage variable en fonction de leur développement social.
2- Organiser un retour efficace de l’intervention publique.
La puissance publique revient en force. Les Etats redécouvrent les vertus de la régulation et de l’intervention. L’Europe ne doit pas être le seul continent à s’accrocher à l’idéologie du tout marché. Les socialistes doivent reprendre l’offensive en faveur de l’ intervention publique dans l’économie : cela passe par la défense des services publics, par une relance vigoureuse de l’investissement public (recherche, innovation, infrastructures). Nous plaidons également pour la création de fonds souverains français et la relance du capital publique dans divers secteurs de notre économie. Nous proposons une vision renouvelée de l’économie mixte. La puissance publique et les Etats doivent retrouver un droit à fixer les prix, en particulier pour contrecarrer les spéculations. Enfin la planification doit être remise à l’ordre du jour, notamment pour préparer efficacement la révolution écologique.
Mesure innovante : la taxation de profits exceptionnels, comme ceux de Total actuellement, pourrait se faire par le versement d’actions à des fonds souverains publics. La formule répondrait à la justice fiscale et ne spolierait pas les capacités de développement des entreprises.
3- Priorité au social !
Au moment où s’approfondit la crise et s’achève un cycle, nous avons une responsabilité particulière : inverser la donne afin que ce ne soit plus le capital qui soit mieux rémunéré et à nouveau le monde du travail qui soit justement valorisé. Nous ne défendons pas la valeur travail en soi, mais la valorisation du travail et des travailleurs. D’où l’importance du SMIC à 1500 euros et de la hausse des bas et moyens salaires qui va de paire avec une refonte du mode de calcul des cotisations sociales patronales, fondé sur la valeur ajoutée.
Mesure innovante : Une fiscalité qui favorise les investissements et soutient la croissance. Nous devons combattre la financiarisation de l’économie et relancer nos capacités productives. Nous proposons la baisse massive de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis et en échange la suppression d’une grande partie des allégements de cotisations et d’une hausse significative des salaires.
4- Construire une autre Europe !
La Gauche ne saurait se contenter de prôner une simple inflexion des politiques européennes. Seule une réorientation profonde de la construction communautaire permettra de réconcilier l’Union et les citoyens.
La Gauche doit donc proposer une autre Europe, fondée notamment sur :
- l’arrêt des politiques de dérégulation, en particulier dans les services publics
- la convergence progressive des standards sociaux de base.
- l’harmonisation fiscale pour lutter contre le dumping
- une politique industrielle offensive soutenue par une politique monétaire favorable, qui permettra de rattraper les retards technologiques et d’éviter les délocalisations intra et extra européennes.
- la réalisation d’une Europe de l’énergie
- un programme de grands travaux européens, respectueux des impératifs du développement durable
- la relance de la préférence communautaire, le choix d’une politique d’échanges équilibrés et négociés, notamment avec l’Afrique et le bassin méditerranéen
- une intervention volontariste au sein des instances mondiales pour imposer des taxations sociales et environnementales dans les échanges mondiaux.
Nous devons également lancer des initiatives unitaires des gauches européennes sur des sujets clefs comme par exemple l’élaboration d’un traité social organisant des convergences sociales vers le haut (SMIC européen, progressivement unifié).
Mesure innovante : La recherche d’éléments communs pour une plateforme européenne entre les partis regroupés au sein du PSE et ceux qui siègent dans la « gauche unitaire européenne » pourrait être une étape dans ce sens. De même, la constitution d’un intergroupe permanent des gauches au sein du Parlement européen permettrait d’ouvrir une nouvelle période politique dans cette instance, où le consensus PSE-PPE se traduit par une déroute chronique de la gauche. Seule une gauche rassemblée pourra réellement influer sur la politique européenne.

