08 août 2008
Être jeune en France
Quand je disais que j'étais un batard cocufié par la société, je le pensais sincèrement mais le pire dans tout ça, c'est que je ne suis pas le seul...
Précarité déguisée, par Jérôme de Ferran :
Moi,
je suis commercial salarié cdi vrp... 35h ? Connais pas. Jours de repos
? Connais pas. Principe simple, mon salaire chaque début de mois est de
0 francs, je dois le "construire" moi même sans garantie. Un minimum
légal de 1200 euros brut mais dont je suis redevable le mois suivant si
je n'arrive pas à le gagner. Autant dire que si je ne réussi pas chaque
mois, je n'ai plus qu'à démissionner tant je serais endetté auprès de
mon employeur pour qui suis corvéable à merci. Du coup, certains
employés ne leur coûte rien, ils travaillent sans interruption et sont
débiteurs chez leur propre enployeur!!! Je travail 11h00 par jours, je
n'ai plus de vie social et nous sommes des milliers dans ce cas. Je ne
peux avoir aucun projet même à court terme. Nous ne sommes pas
comptabilisés dans les "précaires" et pourtant nous existons.
Commentaires
Ouais, j'ai lu dans ça dans Le Monde. Les autres témoignages aussi ne sont pas tristes ! Terrible !
On lui met le couteau sous la gorge pour faire ça ?
Parce que quand on a l'air d'excécrer à ce point sa propre situation et qu'on est pas capable d'avoir les couilles de faire autre chose, on doit pas être un super commercial. ;)
En résumé "ouin ouin ouin la vie est trop injuste"... ou pas !
Ce témoignage m'en fait venir deux autres à l'esprit:
* le chef d'entreprise qui va se plaindre du salaire SMIC qu'il arrive difficilement à se payer alors qu'il a pour 1M€ de stock options.
* Christianne Taubira que j'avais entendu à la radio se plaindre de son status précaire de députée pour justifier son HLM alors qu'elle gagne 6k€/mois.
Ouin ouin c'est trop dur la vie.

