30 août 2008
Samedi à l'université d'été de la Rochelle
Suite de mes tribulations au sein du saint des saints de l'université d'été du Parti Socialiste. Je déjeune avec une amie alsacienne et delanoïste, la discussion s'anime autour des contributions et de l'Europe (je vous rappelle que j'ai fait des synthèses des contributions sur l'Europe) et d'autres delanoïstes et une ségoléniste s'agrègent au débat animé. La conclusion est sans appel. Les contributions faisant plus de 10 pages et parlant peu d'Europe ne sont pas dignes d'intérêts. De Fabius à Delanoë en passant par Aubry Royal et Moscovici sont d'accords sur le principal (sur l'Europe). La question européenne est désormais dépassée.
Je ne sais pas si vous suivez l'histoire de Terra Nova qui liveblogue mais leurs contributions au débat sont de qualité et je vous conseille d'aller les lire. Nous sommes loin du grand méchant loup qu'Mc Cabinet pointe.
Vincent Peillon se balade dans les travées des journalistes et discute le bout de gras avec les journlistes. Je ne sais ce qui en ressortira mais vous le saurez certainement si vous lisez "vincent peillon" "un ségoléniste" "un soutien de Ségolène Royal". Ce sera Vincent Peillon.
Le journaliste de Libération au centre de la polémique de ce matin le dit : "j'y suis peut-être allé un peu fort mais moi je suis comme Ségolène, je ne redoute rien". Et il faut dire qu'il n'a pas tort car ce qui est fait est fait. Et si dans la salle, les journalistes ont senti un terrible sentiment troublant devant la candidate qui déclare «Les Français nous disent, comme Juliette Gréco nous le chante : "Aimez-vous les uns les autres ou disparaissez !"» ce n'est rien face à Ségolène Royal qui directement après ce discours disparait. A croire qu'elle n'aime ni les uns ni les autres.
Vendredi soir à la Rochelle
Hier soir, je me rends donc à l'apéro des aubrystes. Dans une salle remplie de personnes de tout âge, Martine Aubry nous parle avec des mots choisis. Elle parle de l'importance de parler aux Français, de l'importance de la communication maîtrisée face à un président qui la maitrise trop bien. Elle nous dit qu'il faut faire passer le message de décryptage voire de démystification du discours sarkozyste. Car quand Sarkozy parle du financement du RSA, il faut le dire que ce seront les classes moyennes qui seront ponctionnés pour que le RSA soit financé et pas les plus riches protégés par un bouclier fiscal inique.
Choses vues, choses entendues. Les proches de Montebourg soutiennent cahin caha la liste Besoin de Gauche mais avec l'arrivée de la Ligne claire, ils aimeraient bien « rétablir l'équilibre avec les fabiusiens. »
Bavardage dans les allées et contre-allées, le livre Main basse sur l'école publique doit nous interpeller. Caroline Fourest est certainement la journaliste s'approchant le plus près de la thèse du livre. Murielle Fitoussi, journaliste co-auteure du livre, a en tout cas le soutien de ce blog.
Les journalistes font entendre un autre son de cloche. Mécontents des articles parus ce matin, il fait dire aux journalistes que ce sont des imbéciles ne faisant pas assez leur boulot. En fait, Moscovici est très heureux. Pour ma part, j'ai peine à croire cela. Les bruits de couloir feraient apparaître que les Reconstructeurs feraient désormais du pied à Benoit Hamon.
Et pendant ce temps, Ségolène Royal joue avec une tortue et cite Juliette Greco. Elle n'aura même pas passé la nuit à la Rochelle préférant s'envoler vers les cieux plus cléments d'Italie. C'est ce qu'on appelera désormais le fameux vent de Ségolène.
Information du matin (aux aurores), Martine Aubry est allée au petit-déjeuner de Laurent Fabius et s'est fait applaudir. Jean-Christophe Cambadélis était aussi au repas et reçut une ovation identique. Les Reconstructeurs continuent leur chemin mais on ne sait trop dans quelle direction ils vont.

