31 août 2008
Battage de cartes
Non je ne parle pas des cartes des adhérents du Parti socialiste. Quoique. La nouvelle donne pourrait le laisser penser.
Ce qui était vrai la veille ne l'est plus totalement ce midi. L'éclatement de Besoin de Gauche n'aurait pas eu lieu hier soir. Les deux axes n'auraient pas décidés l'atomisation sur un coup de tête. Le bluff bat donc son plein sur cette université d'été.
Et moi je raccroche ici, je suis vanné!
Veni, vidi, parti
François Hollande assume ce qu'il a fait pendant ces dix ans. Des synthèses aux votes en passant par les élections locales gagnées et les élections nationales perdues.
L'humour si décapant du premier des socialistes est totalement affaibli. Il n'est pas drôle du tout face aux heures graves que nous passons. Et si certains font la claque pour lui, beaucoup regardent les bras croisés et d'un œil attentif tout ce qu'il pourra développer au cours de sa dernière tribune visant à clôturer cette université
d'été.
Ce qui se passera par la suite entrera dans l'histoire. L'histoire du Parti Socialiste bien entendu. A Reims, François Hollande fera tout pour mettre en œuvre un Parti Socialiste où il restera incontournable. Malheureusement, le pouvoir pour durer n'est pas le meilleur usage du pouvoir.
Petits conciliabules
Moscovici fusionne la ligne claire et le pôle écologique, Cambadélis se barre avec Aubry, Fabius et Hamon, Delanoë et Hollande font copain copain mais Hollande tend la main à Royal et Delanoë serait partant pour rejoindre Moscovici, Montebourg serait entre deux feux Moscovici Aubry. C'est très complexe et reste hyppothétique à l'heure actuelle où j'écris.
Les militants sont déroutés certains le prennent très mal. Les journalistes gardent la tête froide mais savent d'avance qu'il y aura un problème à l'arrivée. 4 motions de tailles semblables font un Congrès socialiste intenable.
Valério m'a pas mal aidé pour entrer à la soirée MJS où j'ai rencontré à nouveau des jeunes avec qui je travaillerai certainement. Il faut désormais mettre les points sur les i, les boucles aux l. Se mettre au travail avec des personnes contre qui nous étions opposé et ne plus travailler avec des gens avec qui nous avions travaillé est un véritable chamboulement chez les socialistes. Ce sera une expérience assez unique surtout si ça se concrétise.
Il n'y a pas qu'eux. Les journalistes du Point, Libé, Canal et Rue89 m'ont apporté un décryptage que je n'aurais pu avoir. Les histoires vont si vite à la Rochelle qu'il est impossible de tout suivre. Dans un prochain billet, je vous raconterai comment nous avons traversés la Rochelle pour entendre Moscovici officialiser ce que tout le savait : la fusion avec la ligne claire et le pole écologique.

