30 septembre 2008
La Fédération de l'Hérault sent le moisi
Georges Frêche se vante de truquer les Sénatoriales devant un maire UMP et les caméras d'une télé locale. La journaliste ayant diffusé la vidéo s'est même retrouvé menacé selon Marianne par le baron héraultais.
Quand George Frêche se vante de truquer les sénatoriales
Changer à gauche pour changer l'Europe
S'il y a un point nécessairement important dans une motion rassemblant des personnes s'étant opposé en 2005 sur la stratégie européenne soit la motion E de Gérard Collomb (OUI) et Vincent Peillon (NON) et la motion D de Martine Aubry (OUI) et Laurent Fabius (NON), c'est la vision de l'Europe. Ce qui m'a fait signer pour la contribution de Martine Aubry, c'est la densité de son discours sur l'Europe. Discours qui est un modèle de ce que nous devrons faire pendant la campagne de 2009. Le texte sur l'Europe tiré de la motion D n'est malheureusement qu'un condensé de la contribution de Martine Aubry mais de bonne facture.
Si nous avons pu diverger sur des choix européens, ce n’est pas au nom de conceptions divergentes de l'Europe, mais sur une appréciation différente de la stratégie à adopter pour la bâtir. La suite des événements a pu confirmer les uns et les autres dans leur approche. Mais nous partageons tous l’analyse des dérives actuelles de l’Europe libérale et de la nécessité de la réorienter.
Il faut revenir sur les difficultés actuelles de l’UE.Les progrès réalisés dans les 30 premières années étaient fondés sur un consensus politique fort et implicite entre les Etats membres, autour de l’idée d’«économie sociale de marché», un mélange de régulation et de libéralisation, de confiance dans l’action publique et dans l’initiative individuelle. Ce consensus n’existe plus dans l’Union à 27.Pour beaucoup,la concurrence libre et non-faussée semble être devenue un objectif dominant.
Ce malaise a été aggravé par les difficultés économiques d’une grande partie de l’Union. La monnaie unique a contribué à unifier plus étroitement la zone Euro, mais a eu également des effets négatifs. La hausse des prix est une réalité. L’euro est trop cher et pénalise notre activité. Sans coordination des politiques budgétaires, il n’est pas possible d’assurer le pilotage macro-économique au niveau de l’Union avec un budget communautaire représentant seulement 1% du PIB total.
La politique de la concurrence est maintenant parfois plus exacerbée en Europe qu’aux Etats-Unis. Il y a de nombreux exemples d’entreprises européennes gênées dans leur développement et de services publics fragilisés par l’application dogmatique des règles de concurrence.

