01 octobre 2008
Savoir prendre un tournant dans une vie
Tu la sens la crise?
C'est la crise. Oh oui! C'est la crise. Tout le monde en parle : "mon codevi chute", "mon PEL se casse la gueule", "mes SICAV se retrouvent à la cave", "merde, mon banquier m'a pris du subprime, je croyais que c'étaient pour avoir une prime supérieure et me voilà submergé par les dettes!" Que de fois n'a-t-on pas entendu ces phrases!
Nous connaissons tous l'histoire du couple ayant acheté une maison en 2002 et qui -n'ayant pas fini de rembourser son prêt - se lance dans l'achat d'une maison au début 2008 en plein dans la pente descendante. Bref, au début de la crise. Ce couple qui vivait bien est désormais sur-endetté.
Nous connaissons tous le type qui est un golden boy qui a joué avec votre argent de votre PEL, votre livret A, B ou C, votre assurance-vie, votre mutuelle santé, votre mutuelle retraite etc... et qui aujourd'hui va pleurnicher devant les caméras parce qu'il va se faire virer. Si vous ne connaissez pas, moi je connais. J'ai étudié avec cette engeance, ces types aux dents longues qui rêvent de pognon, fric, flouze, bezef, putes, coco, lambourghini, ferrari, boites de nuit, week end sur le cap d'Antibes, Deauville, Ibiza, Saint Martin, Quatar... Des mecs qui n'ont jamais compris le sens du terme "valeur réelle" ne comprenant que "valeur boursière". Bref, la lie de la société. Car si aujourd'hui nous sommes dans une merde noire, c'est à cause de types comme eux. Mais je ne compte pas faire un article sur les Jérôme Kerviel en herbe avec qui j'ai étudié. Non, cette catégorie parle de ma vie et je tiens à vous raconter ma vie ici.
Baisse de régime
Un de mes lecteurs, wj, rencontré à la Rochelle a persiflé il y a quelques jours sur la baisse de qualité de mon blog. C'est vrai que je fais moins d'analyses. Et pour cause, j'ai en ce moment la tête ailleurs car si je ne suis plus l'étudiant aux côtés des financiers en herbe, je suis passé par la case stage dans une filiale d'une entreprise connue mondialement dont le patron m'avait promis que le stage déboucherait sur un emploi. Mais que voulez-vous? Y a pas de budget! Je me retrouve donc sur le marché de l'emploi dans une économie en crise. Sans avoir jamais travaillé car stagiaire ce n'est pas un travail donc sans pouvoir toucher les allocations des Assedics, sans pouvoir toucher le RMI car je suis encore fiscalement chez mes parents. Je me retrouve donc sans ressources si ce n'est mes parents et sans emploi.
Où j'en suis
Et pourtant, je sors d'une grande école de commerce classé dans les 50 plus grandes écoles de commerce du monde. J'ai des expériences significatives dans le monde du e-commerce où j'ai été le patron de l'opérationnel d'une start-up. Ce n'était pas difficile, nous n'étions que deux au début et nous avions doublé de taille à la fin de mon année de stage. J'ai mis en place dans mon dernier stage un nouveau service de communication sur Internet pour les entreprises qui sont plus qu'intéressées en ces temps troublés. Mais les personnes aussi ne seraient pas contre un tel service. Je peux d'ailleurs vous dire que j'ai conseillé Ronald Van Assche pour ce service et qu'il semble plutôt content du résultat même si nous ne sommes qu'au début.
A la recherche d'un emploi
Je recherche donc un emploi. Je ne suis pas contraignant tant qu'il y a un rapport avec ce que j'ai envie de faire. Je souhaite travailler sur les technologies de la communication et plus particulièrement Internet. Je souhaite être chef de projet ou chef de produit. C'est pour moi la mamelle d'une même famille. Le chef de projet conduit l'innovation, le chef de produit la gère et améliore s'il y a lieu à amélioration. Je suis bien entendu ouvert à toute proposition d'emploi autre que chef de produit et chef de projet. Le secteur m'est égal même si j'ai des réticences à travailler dans des secteurs de mort tels que la cigarette, le pétrole, les armes de défense et d'attaque. Le lieu de travail ne m'est pas égal. Je souhaite travailler dans une grande ville. Paris n'est pas mon seul horizon. L'étranger ne me fait pas peur, au contraire. Les villes de Province non plus. Je recherche un cadre de vie agréable donc jeune. Le salaire est aussi une question à poser. Il est hors de question que je travaille pour à peine plus que le SMIC comme certaines entreprises le proposent. C'est insultant. Je pense que mes qualités transparaissent sur ce blog : éditorial, force de conviction, méthodique, organisé, créatif (il faut aimer mes goût), leadership, autonomie, travail en réseau...
Vous êtes recruteur, vous cherchez un profil comme le mien, votre entreprise embauche, vous avez lu mon article et souhaitez m'aider, contactez-moi en laissant un commentaire ou en me contactant sur le lien en-dessous de la photo qui se trouve en haut à gauche.
Commentaires
Bon courage... nouvelles techno, etc, c'est des secteurs un peu foireux où ya jamais de taf, alors en crise...
Commence comme tout le monde par la vente! au bout de qqs années ton salaire doublera et t'auras rapidement un poste de direction dans la vente, la com ou autre...
Moi c'est ce que j'ai fait, maintenant j'ai plein de responsabilités et un bon salaire par rapport à on âge!
Mais bon, la vente c'est ingras! et faut avoir les nerfs solides. Mais tu peux chercher un taf dans la vente dans le secteur qui t'intéresse (NTIC) pour au moins bosser dedans.
Si ça peut te rassurer, sache que tu n'es pas le seul dans ce cas-là ! Et pourtant, je suis passé par une école qui est mieux classée que la tienne^^
Bon courage à toi!
J'ai justement lu ça ce matin: http://www.finis-africae.net/index.php?post=1114 (Bon, je pense que c'est tout de même un peu trop éloigné de ce que tu cherches)
Je croyais que le secteur des NTIC se portait bien pourtant... (ça a changé depuis la crise?)
c'est la pire lettre de motivation que j'ai jamais lue.
la faire sur un blog, c'est un exercice original (encore), mais désolé, je crois que tu t'es raté (je te le dis parce que j'aime bien ton blog).
Le ton est agressif, et condescendant.
ceci dit, bon courage (je suis également en recherche d'emploi)
Merci pour tous vos commentaires de soutien. J'en ai bien besoin surtout qu'en ce moment je suis dans un système de balancier entre la recherche d'emploi la journée et la politique la nuit.
Eric, ce n'est pas une lettre de motivation. C'est un appel au réseau. S'il y a des RH, tant mieux mais ce n'est pas le but premier.
Abadinte, si je peux me permettre : ne t'occupe pas du salaire, il sera toujours temps de changer dans un an. L'essentiel c'est d'avoir le pied à l'étrier, comme on dit.
Mais c'est vrai que pour moi, en 1970, il n'a fallu que 3 semaines et à un salaire nettement supérieur au SMIC de l'époque (il est vrai qu'il était plus bas en proportion du salaire médian).
Mais quelque chose me dit que cette crise financière pourrait déboucher sur de profonds changements, plutôt bénéfiques aux salariés.
En attendant bon courage. Ma participation perso c'est de continuer à travailler pour peser sur les caisses de retraites le plus tard possible. Si on me laisse faire...
Euh, Aba, il te reste visiblement pas mal d'illusions à perdre...
Comme Eric, si je suis recruteur, en lisant ça, je ne te contacte pas : tu n'as pas d'expérience, donc aucune plus-value pour une entreprise - et tu es très exigeant. Chef de projet/produit, sur un premier poste, à part dans des TPE, c'est complètement illusoire...
Estelle et Florent, le salaire est primordial car il définit le statut. Si j'accepte un salaire au SMIC ou un peu plus c'est comme si je considérais que mes études ne valent rien. Or, je considère que mes études valent énormément. Bien entendu, je n'aurai pas le salaire d'un auditeur à 33K€/an ni d'un trader à 38K€/an. Les jobs tels que ceux auxquels je postule ont un salaire d'environ 28K€ (ceci dépendant de l'entreprise, dans une jeune pousse j'aurai moins). Accepter 15K€ ou un peu plus est donc aujourd'hui hors de question.
Pour le type de job, chef de produit ou chef de projet est dans mes cordes puisque j'ai reçu l'éducation pour être à ces postes. Tout comme commercial, chef d'entreprise, trader, banquier, auditeur etc...
Tu fais comme tu le sens, bien sûr, mais je peux te dire que j'en ai vu des stagiaires qui ont craché sur un CDI pas assez rémunéré à leurs yeux et qui s'en sont mordu les doigts...
Et puis, cet "élitisme" (parce que je le vaux bien"), c'est un peu étonnant pour un homme de gauche, non ?
Enfin, c'est toi qui vois...
Mais je suis assez OK avec ce qu'a dit Eric (de Crise dans les médias) ?
Estelle, quand on investit dans une formation, on espère un retour sur investissement minimum. Et tu verras en faisant un petit audit, que ce que j'estime être une rémunération juste est assez faible au final : http://www.ecoles2commerce.com/ecoles/classement-lexpansion-2008.php ;)
Et pour l'instant, on ne m'a proposé de CDI. J'ai vu des annonces auxquelles je n'ai bien entendu pas répondu comme des propositions telles que quasi-smic + primes. ^^
Ben voui, bienvenue dans la réalité
"Les études ne valent rien", c'est, en gros, ce qu'on comprend assez vite après son entrée dans le mythique "monde du travail". Surtout quand on a envie de faire "le" métier à la mode, sur lequel il y a déjà surplus de candidats...
tiens bon !
Y a pas beaucoup de concurrence dans ces métiers dans la fonction publique...

