Blog d'un jeune social-démocrate ouvert sur le monde

Blog d'un social-démocrate vivant à Paris.

23 novembre 2008

Les Socialistes donnent une image exécrable de leur Parti!

Et je ne parlent pas uniquement de certains hurluberlus du nom de Ségolène Royal, Manuel Valls, Jean-Noël Guerini, Delphine Baltho... qui veulent s'asseoir sur la démocratie du Parti Socialiste en appelant à un vote plus conforme à leurs espérances étant donné le vote non-positif pour Ségolène Royal. Car Ségolène Royal ne peut parler négativement. En 2007, c'était la non-victoire, en 2008, c'est le non-vote voire la non-démocratie.

Non, je veux aussi parler de certains socialistes qui oublient des voix dans certaines sections en faveur ou plutôt en défaveur de leur poulain. Ces socialistes d'ailleurs sont de toutes tendances. Royalistes ou aubrystes mais les autres chapelles emmanuellistes, hamonistes, delanoïstes, moscovicistes, hollandistes, strauss-kahniens, guerinistes, corses, nordistes, fabiusiens, mélenchonistes (oui il en reste), rocardiens, jospinistes ne sont pas en reste.

je veux aussi parler des Antilles qui votent avec des scores staliniens : de 83% à 98% pour Ségolène Royal avec une hausse de participation de 30% aperçu dès l'annonce par Jean-Noël Guerini que Ségolène Royal était en train de perdre.

Une chose est sûre. Le renouvellement des pratiques n'est ni l'apanage de Ségolène Royal (voir pourquoi je vote pour Ségolène Royal) ni celui de Martine Aubry. Mais seuls les cons naïfs et un peu crétins et pas que sur les bords auraient pu le penser. Moi cynique? Non lucide. Le Nord, le Pas de Calais pour Aubry, l'Hérault, les Bouches du Rhône pour Royal montrent bien que le renouvellement des pratiques n'était pas de leur côté. Un peu comme Paul Krugman parlant du système de vote américain et expliquant que la fraude fait partie intrinsèque du système américain. Que le prix nobel d'économie se rassure, au Parti Socialiste aussi!

Enfin, je veux vous rassurer. J'ai confiance en mon parti. Si le syndrome Floride plane sur nous, soyons certains que le premier secrétaire n'aura aucun moyen de gouverner ce parti balkanysé. Pendant les 3 prochaines années vous verrez Manuel Valls, Julien Dray... critiquer la mal-élue Aubry ou Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartolone... conspuer la mal-élue Royal. Le Parti Socialiste ne changera pas. Ni en pratique, ni en politique. Ni en renouvellement, ni en ouverture sur la société.

Y a-t-il une solution de sortie de crise?  Oui! J'en vois une. Martine Aubry forte de sa victoire sur le Parti Socialiste Français telle la victoire de José Luis Zapatero sur le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) en juillet 2000 de 9 voix, doit mener le parti socialiste par un travail forcené. Mais elle ne devra pas le faire seule. Il lui faudra réconcilier les socialistes et pour ce faire, il lui faudra signer la paix des braves en intégrant au plus haut niveau un membre de l'équipe adverse. Vincent Peillon ferait un très bon numéro 2, je le pense assez compétent pour travailler en intelligence avec Martine Aubry. Avec Benoit Hamon porte-parole du Parti Socialiste, nous serions donc dans une synthèse de fait.

Car voilà la ligne de conduite que Martine Aubry suivra et qui est aussi celle de José Luis Zapatero : "reprendre le dialogue, retrouver la confiance entre nous est fondamentale, c'est la nouvelle façon de travailler et de faire de la politique. Ca nous donnera la force, la crédibilité et le respect devant la société. Personne n'est de trop dans ce Parti et je compte sur vous tous"*.

Alors, je n'ai qu'une chose à dire. Au boulot les socialos!

*Discours d'investiture de José Luis Zapatero après son élection par les 998 délégués au 35e Congrès du PSOE

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Posté par abadinte à 16:03 - Parti Socialiste - Permalien [#]
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