30 janvier 2009
Rétrospective des janvier derniers
Voici un best of tout à fait subjectif des articles publiés en janvier 2007 et 2008. Vous y retrouverez entre autres des articles sur Obama, Thuram, Frêche, Royal, Benoit XVI, Sarkozy, le Modem, l'international et Jérôme Kerviel. Prenez bien du plaisir et dîtes-moi si vous en voulez plus!
Janvier 2007
Soyons fier de cette France qui se bat
Frêcheries et autres balivernes
Janvier 2008
Une proposition de réforme du statut du stagiaire.
Les alliances PS-Modem aux municipales : un test grandeur nature
HLM de luxe chez Sarkozy-sur-Seine
La gauche de la droite divisée
Taper la droite c'est bien, bâtir à gauche c'est mieux!
Y a-t-il un PS Obama et un PS Clinton?
La Société Générale porte plainte contre Jérôme Kerviel
29 janvier 2009
La police a oublié un zéro
La police annonce 65 000 manifestants à Paris aujourd'hui. De 13H30 à 18H, la place de la Bastille point de départ de la manifestation n'a pas désempli. Je ne vois donc qu'une seule solution. Les policiers chargés de compter ont oublié un zéro. Et c'est bien 650 000 manifestants qui ont battu le pavé parisien.
Et n'oubliez pas que pour tous les utopistes debout, c'était aujourd'hui rêve générale.
Blog en grève
Ce blog est en grève comme il se doit un jour de grève générale.
28 janvier 2009
Bon anniversaire Nicolas!
C'est aujourd'hui l'anniversaire de notre président à tous. Ce cher Nicolas que nous appellerons pudiquement Monsieur S. fête ses 54 ans aujourd'hui. Alors quel cadeau offrirez-vous au phare des hommes de petites tailles?
Voici quelques idées :
- une action Natixis (parce qu'il va la faire remonter)
- un stylo bic (il collectionne les stylos)
- un dentier (pour aller chercher la croissance avec les dents)
- un parapluie (pour se protéger de la crise)
- un kärcher (parce qu'il n'a pas fait le boulot)
- 1ct d'€ (parce qu'il ne doit pas en voir beaucoup alors qu'ils sont pourtant nécessaires aux Français)
- un sac poubelle (pour faire place nette de toutes les ordures autour de lui)
- du cirage (pour devenir aussi noir que Barack Obama)
- des échasses (pour pouvoir embrasser Carla sans monter sur les escaliers)
- dix grammes de cocaïne (parce qu'une dose ferait du bien aux français)
- de la kétamine (pour qu'il se calme)
- un Nazar Boncuk (parce que depuis qu'il est président il apporte le mauvais oeil sur les Français)
C'est désormais à vous! Et les meilleures propositions seront rajoutées!
26 janvier 2009
Deux infos d'importance asymétriques
La première info, c'est qu'ici on est chez moi. Donc c'est moi qui décide de ce qui s'y passe. Vous trouvez ça illogique par rapport à mon orientation politique? Rien à foutre. J'ai déjà dit que je faisais partie d'un groupe stalinien. Les trolls, les personnes n'apportant constamment rien au débat, les personnes faisant des commentaires totalement déphasé par rapport à l'article ou au fil des commentaires seront repris, auront leurs commentaires supprimés, recevront un mail de ma part. Bien entendu, tout dépend de mon état d'esprit du moment. Certains se seront pris un abadinte bougon d'autres auront eu un abadinte conciliant. D'autres encore n'auront pas eu d'abadinte. Et c'est peut-être le pire.
La seconde info qui est tout de même plus importante, c'est que je serai jeudi à la manif générale sous les couleurs du Parti Socialiste. C'est la première manifestation générale du siècle. C'est donc la première manifestation générale depuis 1995 où les grévistes avaient fait reculer le gouvernement Juppé qui se prépare pour jeudi. Certains me soufflent dans l'oreille pour me dire qu'il y a eu avril-mai 2001 contre le frontisme mais ce n'était pas une grève, seulement une manifestation. Rien ne se rapprochant d'une grève générale donc. Pour rappel, les grèves générales ont un impact très négatifs sur les gouvernements les faisant tomber ou les forçant à réformer. Il est donc urgent d'être présent dans les rangs de ses manifestations afin de participer à ce moment que j'espère historique. D'ailleurs, même la Bourse sera en grève.
Alors, rejoignez-nous!
Nota Bene : vous trouverez ici les lieux de manifestations.
22 janvier 2009
Le plan de relance de l'économie du Parti Socialiste
Depuis que Martine Aubry est arrivée au pouvoir, je peux vous garantir que je suis très fier d'être socialiste. Au Parlement, les Socialistes sont redevenus combattifs. Ils ont réussi à faire échouer le gouvernement sur de nombreuses lois terriblement réactionnaires (du travail le dimanche à la bataille du temps de débat encore en débat) ou totalement inutiles (la suppression de la publicité sur les chaînes nationales) en ces temps de crise économique.
Bref, le Parti Socialiste qui s'oppose sur les pires lois est de retour. Mais il y a un autre Parti Socialiste de retour. Ce Parti Socialiste qui ne parle que d'une seule voix où son gouvernement (les Secrétaires Nationaux) est sur la même longueur d'onde que sa patronne. Ca change des années Hollande où le Secrétariat National n'était qu'une succession d'égo sans cohésion autour des idées. Et puis il y a ce Parti Socialiste qui s'oppose et propose. Rappelez-vous cet automne certains socialistes avaient souhaité voter avec la majorité sarkozyste le plan de cadeau aux banques alors que le Parti Socialiste n'avait pas pris position sur ce plan. Dans ces Socialistes des grands jours, nous retrouvions François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Marisol Touraine, Jérôme Cahuzac et Manuel Valls (pour ne citer que les têtes de gondole socialistes). Je tiens aussi à vous rappeler que certains députés socialistes avaient fait une bronca énorme dans la réunion des députés socialistes avant le vote solennel dont Laurent Fabius qui avait retourné les députés hésitants (Laurent Fabius sait souvent trouver les mots justes dans ces situations). Depuis le mois d'octobre, le gouvernement prétend lancer un nouveau plan de relance. Et avant même qu'il ne le présente, les Socialistes proposent leur plan de relance axé sur la demande comme le suggère fortement le Fond Monétaire International dirigé par le néo-keynesien Dominique Strauss-Kahn.
Martine Aubry et les Secrétaires Nationaux chargés de l'économie, de l'industrie et du travail et de l'emploi soit respectivement Michel Sapin, Guillaume Bachelay et Alain Vidalies ont présenté hier le contre-plan de relance de l'économie. Vous pouvez ainsi voir la vidéo de l'intervention de Martine Aubry.
"Agir contre la crise"
envoyé par publicsenat
Et voici les points saillants de ce plan de relance dont je vous laisse juger de la qualité. Pour tout vous dire, si je trouve certains points en contradiction avec mon opinion la large majorité des points développés ci-dessous sont très bons.
A. Relancer immédiatement le pouvoir d’achat et la consommation
1) Une augmentation rapide des salaires, des pensions et des prestations sociales Nous proposons :
- Le versement de 500 euros dès février 2009 à tous les bénéficiaires de la prime pour l’emploi (9 millions de salariés) et à tous les bénéficiaires des minima sociaux (minimum vieillesse, RMI-RSA, API, AAH, ASS,…) ;
- Une revalorisation du SMIC de 3 % au 1er février 2009, avant l’engagement des négociations annuelles sur les salaires, de manière à dynamiser ces négociations ;
- Afin de garantir une progression rapide et durable de tous les salaires, la soumission des exonérations de cotisations sociales à la conclusion effective d’accords salariaux annuels, qui devront intervenir cette année avant le 1er septembre, et non à leur seule négociation ;.
- La généralisation obligatoire du chèque transport à tous les salariés et à tous les moyens de transport nécessaires pour aller du domicile au lieu de travail, y compris aux déplacements en voiture, sur la base d’une indemnité kilométrique ;
- La revalorisation immédiate des allocations logement de 10%.
2) Agir sur les prix des biens essentiels Nous proposons :
- Une baisse de 1 point du taux normal de TVA, passant de 19,6% à 18,6% pour soutenir le pouvoir d’achat des Français par une baisse généralisée des prix à la consommation, mais également la trésorerie des entreprises, en particulier des PME et TPE.
- Un gel des loyers dans les zones de forte hausse en 2009 et 2010, et la limitation de la hausse de l’ensemble des autres loyers au taux d’inflation ;
- La mise en chantier de 300.000 logements sociaux (PLAI et PLUS) sur les deux prochaines années pour soutenir efficacement la filière du BTP et de la construction;
B. Agir massivement pour l’emploi et la protection des salariés
1) Une augmentation de la durée et de l'indemnisation du chômage partiel, particulièrement nécessaire pour les salariés de l’automobile
- Sur les 18 prochains mois, le chômage partiel est prolongé de 800 heures au-delà de 800 heures annuelles suite à un avis conforme du comité d'entreprise ;
- L’élévation de l’indemnisation des salariés, pendant cette période, à 80% du salaire.
2) L'amélioration de l'indemnisation des salariés victimes d'un licenciement économique
- Les règles propres au contrat de transition professionnelle et à la convention de reclassement personnalisé soient unifiées, généralisées à tout le pays et que la durée d'indemnisation soit provisoirement portée à deux ans avec maintien d'une indemnisation à 80% du salaire pendant cette période.
- A titre exceptionnel et pendant 24 mois, les salariés inscrits à l'ANPE suite à une fin de CDD ou de mission d'intérim bénéficient d'une prolongation de six mois de leur indemnisation lorsque leurs droits arrivent à échéance pendant cette période.
3) Modifier la procédure des licenciements économiques pour mieux protéger les salariés
Si, dans cette période de crise, les difficultés que rencontrent certaines entreprises peuvent justifier le recours à des compressions d'effectifs, il n'est pas acceptable que soient prononcés des licenciements dont l'unique but est d'améliorer la profitabilité d'entreprises parfaitement bénéficiaires, ou pire, que des employeurs profitent de la crise pour réduire leur masse salariale.
- La hausse du coût de licenciement permet de s’opposer concrètement à compressions d’effectifs de pure convenance.
- Remboursement préalable des aides publiques perçues au cours des cinq dernières années pour les entreprises qui engagent un licenciement économique alors qu'elles distribuent des dividendes ou rachètent leur propres actions.
- Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) doit tenir compte de la situation financière des entreprises.
- Si elles sont réellement bénéficiaires, le PSE devra se donner tous les moyens de reclasser ou de reconvertir dans un emploi de catégorie équivalente l’intégralité des salariés concernés, et financer la réindustrialisation des sites affectés.
- Le montant des sommes mobilisées par l’entreprise sera équivalent à 80% du salaire brut pendant deux ans pour chaque salarié concerné, en plus du versement des indemnités légales et conventionnelles de rupture.
- En cas de désaccord persistant, l'appréciation de cette obligation relèvera de l’administration du travail avec le juge qui, en urgence, peut suspendre la procédure de licenciement économique et s’opposer aux licenciements tant que les obligations pesant sur l’entreprise n’auront pas été respectées. Cette pénalité financière est dissuasive pour les licenciements de convenance.
4) Des politiques actives pour l'emploi
- La création de 100 000 emplois aidés supplémentaires ;
- La création de 100 000 emplois pris en charge à 75% par l'État dans le secteur non marchand. Il s'agit de contrats à temps plein d'une durée de trois ans ;
- La réactivation des retraites anticipées dans les secteurs spécifiques du bâtiment et de l’automobile sans remettre en cause l'objectif général de favoriser l’emploi des salariés âgés.
C. Relancer immédiatement et durablement l’investissement
1) Un effort immédiat pour l’investissement public Un contrat avec les collectivités locales Nous proposons « pacte de relance » entre l’Etat et les collectivités locales. Nous proposons en particulier :
- Le doublement en 2009 de la Dotation Globale d’Equipement (DGE), et du Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire (FNADT) ;
- Un abondement exceptionnel du budget de fonctionnement des collectivités territoriales, comprenant notamment le remboursement des arriérés de paiement du RMI, la restitution du ticket modérateur payé par les collectivités sur le plafonnement de la taxe professionnelle, et l’octroi de prêts bonifiés pour les investissements relevant de leur champ de compétence ;
Engagement en contrepartie des collectivités territoriales à :
- atténuer l’évolution des prélèvements obligatoires en 2009
- mettre en oeuvre les programmes d’investissements prévus et à lancer de nouveaux programmes, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables et les économies d’énergie.
Un plan de rattrapage pour l’hôpital public
- Le retrait immédiat du plan social engagé par le gouvernement dans l’hôpital public, qui pourrait atteindre 20.000 emplois en 2009 ;
- Le lancement d’un plan de sauvegarde et de modernisation de l’hôpital public, d’un montant de 1,4 milliard d’euros. U
Un soutien au BTP (Bâtiment et Travaux Publics)
- la mise en chantier dans les deux ans de 300.000 logements sociaux
- un plan de rénovation écologique et d’isolation de 400.000 logements par an ;
- un effort massif pour garantir l’accessibilité des bâtiments publics aux personnes handicapées ;
2) Une relance durable de l’investissement privé
- mettre en place un crédit impôt-recherche bonifié et spécifique pour les PME-TPE innovantes et intervenant dans l’économie verte ;
- moduler l’impôt sur les sociétés suivant que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires ;
D. Sauver l’industrie, soutenir les entreprises, préparer la croissance de demain
1) Répondre aux difficultés d’accès au crédit et soutenir la trésorerie des entreprises, notamment pour les PME-PMI du secteur automobile
- Favoriser l’obtention de crédits : par une intervention contraignante de l’Etat auprès des banques recapitalisées, afin de soutenir l’activité des PME-PMI et de maintenir les projets innovants des donneurs d’ordre, et en utilisant les garanties de la puissance publique (Etat, régions, départements) et l’octroi de prêts d’honneur ;
- Soutenir la trésorerie à court terme des entreprises :
- en conditionnant l’octroi des aides de l’Etat aux banques au maintien ou à l’extension des facilités de trésorerie aux entreprises ;
- en diminuant les besoins en fonds de roulement des PME-PMI-TPE, artisans et commerçants en pénalisant les retards de paiement par la modulation de la fiscalité qui touche les donneurs d’ordre (impôt sur les sociétés, taxe professionnelle…) ;
2) S’attaquer à l’urgence des urgences : sauver notre filière automobile
Pour les entreprises, en direction des constructeurs et des équipementiers de premier rang, que l’Etat facilite l’accès au crédit par des prêts bonifiés ou des garanties de paiement en échange d’engagements forts de ces grands groupes : que les aides publiques soient mobilisées pour l’investissement, qu’elles soient conditionnées au maintien de l’emploi en France, qu’elles ne soient pas utilisées pour la rémunération des actionnaires. Pour les consommateurs, qu’en contrepartie des aides d’Etat perçues par les banques et les constructeurs, soient proposés des crédits à des taux bonifiés.
3) Préparer l’avenir, repenser l’industrie
- Mobiliser massivement la puissance publique nationale et territoriale avec un Pôle public d’investissement industriel (2P2I)
- L’aide gouvernementale accordée aux banques soit limitée au strict nécessaire pour assurer le fonctionnement du système bancaire, et assortie de solides contreparties, en particulier quant à la place faite aux représentants de l’Etat dans les conseils d’administration ;
- Création de fonds régionaux d’investissement et de réindustrialisation dotés de 7 milliards d’euros utilisés par les Régions pour agir au plus près des besoins réels des entreprises et des salariés.
- Ils permettront de :
- garantir des prêts bancaires, et prendre des participations dans le capital des entreprises ;
- financer des projets d’entreprises fondés sur des stratégies risquées et innovantes ;
- financer des programmes de reclassement et de reconversion des salariés frappés par les restructurations ;
- augmenter les moyens des dispositifs de formation qualifiante gérés par les régions en fonction des besoins des salariés et des spécificités des bassins d’emploi ;
- développer la réindustrialisation des sites frappés par la crise et la relocalisation d’activités.
E. Promouvoir une croissance verte Les défis écologiques sont l’occasion unique de changer fondamentalement les paradigmes d’une économie capitaliste à bout de souffle et de relancer la croissance et l’investissement.
- L’adoption pour les particuliers d’une tarification incitative à l’économie des biens essentiels que sont l’eau, l’électricité et le gaz (fixation d’une tarification avantageuse en cas de non dépassement d’une consommation forfaitaire) ;
- L’augmentation des crédits publics pour le développement des technologies propres et des éco-industries ;
- Le lancement d’un programme de dépollution des sites et sols pollués ;
- Le développement massif des infrastructures de transport propre, en partenariat avec les régions.
F. Pour de nouvelles règles financières
- Conditionner les aides et les garanties apportées au secteur financier En contrepartie des 10,5 milliards d’euros accordés à six banques françaises sous la forme de quasi fonds propres, nous demandons :
- une intervention accrue de l'État dans les conseils d’administration, avec droit de vote ;
- l'interdiction de verser des dividendes ou de racheter leurs actions pour les banques ayant perçu une aide de l'Etat ;
- la suppression de l'ensemble des indemnités de départ et des bonus des dirigeants ayant conduit leurs entreprises dans l’impasse ;
- la remise en cause de toutes les activités liées aux paradis fiscaux ;
2. Prévenir les crises de demain : au niveau européen et national, nous demandons l’adoption d'un grand projet de loi de régulation financière qui devra :
- encadrer les rémunérations des acteurs du secteur financier et des dirigeants d'entreprises (réglementer strictement et davantage imposer les stock-options) ;
- mieux encadrer l'activité de tous les acteurs financiers (réglementation plus stricte de la titrisation en fixant à 5 % la part titrisable de crédits, renforcement de la réglementation à l’égard des fonds d’investissement, des fonds souverains et des agences de notation) ;
- lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et mettre un terme au scandale des paradis fiscaux ;
- constituer un grand pôle financier public.
20 janvier 2009
La première mesure de Barack Obama
Le sujet du jour dont tout le monde va parler aujourd'hui jusqu'à la nausée est l'investiture d'Obama. Quand vous rentrerez ce soir à la télé, vous aurez le droit sur les chaînes nationales et locales du Obama, du Barack, du Yes we can (change)... Et les commentateurs vous parleront de ce que Barack Obama doit faire en premier.
Comme vous, j'ai ma petite idée de ce que Barack Obama doit faire en premier. Et au risque de choquer les Européo-centrés, les moyen-orientaux-centrés ou les africano-centrés, Barack Obama ne doit pas fermer Guantanamo d'abord. Barack Obama ne doit pas s'occuper de la faim dans les pays les moins avancés. Barack Obama ne doit pas résoudre la guerre Israël contre Hamas. Barack Obama ne doit pas remettre à sa place le petit président français. Non. La première intervention que doit faire Obama, c'est instaurer une politique de santé dans son pays.
En protégeant mieux les Américains, ceux-ci auront moins de soucis à se faire face à leurs nombreux problèmes de chomage, perte de logement, appauvrissement, leurs trois jobs qui leur permettent à peine de survivre. Bref, le premier travail de Barack Obama est de redonner confiance aux Américains. Cet espoir perdu les rend vulnérables faces aux difficultés économiques et sociales. En faisant intervenir l'Etat plus en amont dans la vie des Américains, Barack Obama permettra aux Etats-Unis de se focaliser sur un point précis : la relance de l'économie.
Comme Paul Krugman, prix nobel d'économie, économiste et éditorialiste l'estime, le meilleur des systèmes d'assurance santé est le système français soit une part importante assurée par l'Etat et une part minoritaire par les entreprises privées d'assurance. C'est seulement avec le soutien populaire qu'il a aujourd'hui que Barack Obama sera capable de mettre en place cette réforme d'envergure. Par la suite, il pourra s'occuper des questions moins cruciales...
19 janvier 2009
Comment les entreprises se financent
La formation éducative française a une énorme lacune. Les mathématiques, la littérature, l'histoire et l'anglais sont privilégiés à une matière pourtant nécessaire au quotidien. En effet, dans notre système éducatif, les sciences économiques sont optionnelles en seconde tandis que la physique et les sciences naturelles, dont l'utilisation quotidienne (la dissection du crapaud est d'un usage quotidien) ne fait pas l'ombre d'un débat au sein de l'Education Nationale, sont obligatoires depuis le collège.
Résultat, les Français ne connaissent pas grand chose en économie. Alors qu'ils croient que l'économie est aussi simple qu'une équation : une baguette est égale à 0.90€ (je n'achète plus de pain ça coûte trop cher). Ils ne se doutent pas qu'en fait une baguette est égale à 0.90€ dont X% pour l'Etat, X% pour la farine, X% pour EDF, X% pour le sel, X% pour l'investissement des locaux etc... Bref, en économie, 1+1 fait rarement 2, souvent 3 et parfois 0. L'économie n'est pas une science exacte.
Donc, je vais aujourd'hui faire un travail pédagogique. Et vous parler de la façon dont les entreprises se financent. Contrairement à une personne lambda qui n'a que deux moyens pour se financer lors d'un achat important avec les banques et les amis, l'entreprise a énormément de moyens de se financer.
Le premier des moyens s'appelle l'autofinancement. Et c'est le plus courant pour une entreprise en bonne santé financière. L'autofinancement tel que son nom l'indique parfaitement est l'utilisation des fonds de l'entreprise pour financer l'entreprise. L'argent gagné est réinvesti.
Le deuxième moyen pour une entreprise de se financer est d'aller voir son banquier et de lui demander un prêt. Cette façon de faire est très simple et facilement compréhensible pour une personne ayant déjà rencontré un banquier. Le banquier offre de l'argent en contrepartie d'une petite somme d'argent tous les jours/semaines/mois/trimestre/semestre/an (rayé la mention inutile) à un taux spécifique qui permet au banquier de se rémunérer du prêt contracté. Le taux d'intérêt est soit fixe et donc la somme à rembourser est fixe, soit il est variable et dans ce cas, la somme à rembourser est variable. Le banquier cherchant à maximiser son profit (il doit payer l'audi TT à sa femme et le yacht de son fils) fera tout pour gagner le plus d'argent sans vous ruiner. L'ennui du passage en banque pour se financer est qu'ensuite l'entreprise doit rembourser son prêt. Donc elle obtient plein d'argent frais mais est obligé par la suite de rembourser le prêt. A la fin du processus, l'entreprise est indépendante et, si l'argent a bien été dépensé, beaucoup plus riche.
Le troisième moyen pour une entreprise de se financer est de vendre une part de son entreprise. Et là il y a une multitude de moyens. L'entreprise peut : vendre des actifs (un immeuble), vendre une partie de son activité (les biscuits LU pour Danone), supprimer une gamme de produit (et les ressources humaines et les actifs allant de pair)... Ces moyens permettent à l'entreprise d'utiliser l'argent de la vente pour investir autre part et développer de nouveaux produits ce qui permettra à l'entreprise de se développer. L'avantage de cette solution est que le patron de l'entreprise garde le contrôle de son entreprise. Le désavantage de ce moyen de financement est que l'entreprise peut créer de la pauvreté en supprimant une activité. Par exemple, Danone a mis au chômage des milliers de petits LU lors de l'arrêt de la production des biscuits dans deux usine par la multinationale d'origine française. Puis l'entreprise a fini par vendre sa branche biscuit à l'américain Kraft Food. Croyez-le ou non, mais c'est un cas d'école.
Il y a d'autres moyens que je qualifierais de plus radicaux. Le premier d'entre eux est de vendre tout ou partie le capital de son entreprise à une autre entreprise (Alitalia et Air France-KLM par exemple). Le deuxième est de vendre son capital à un particulier derrière un fond d'investissement (quasiment tous les acteurs du net se sont financés ainsi). C'est donc une entité extérieure qui rentre dans le capital et qui en tant qu'actionnaire de l'entreprise a un droit de décision à hauteur de son entrée dans le capital de l'entreprise. Au risque de prendre les décisions à la place du propriétaire? En effet, pour financer l'investissement de son entreprise, l'entrepreneur a vendu son entreprise au plus offrant. Résultat, il n'est plus maître chez lui... De la même manière, le dernier moyen est de vendre son capital dans une bourse d'échange, c'est ce qu'on appelle l'introduction en Bourse de l'entreprise. Et là, les boursicoteurs, spéculateurs, traders, cambistes spéculent sur le niveau futur de l'entreprise à la hausse ou à la baisse. Bref, non seulement l'entrepreneur n'a plus les mains libres pour prendre les décisions stratégiques de l'entreprise mais en plus ce n'est plus lui ou les résultats de l'entreprise qui décident de la valeur de l'entreprise mais des personnes qui espèrent obtenir un gain spéculatif sur l'entreprise. Il vient de vendre son entreprise au diable. Car s'il souhaite par la suite utiliser les fonds propres (cf. le premier moyen de financement d'une entreprise l'autofinancement) pour investir dans un nouveau produit, processus productif, usine etc., il n'en aura pas les moyens car les fonds propres serviront d'abord et avant tout à rémunérer celui qui était entré dans le capital de l'entreprise. L'entrée d'un nouvel actionnaire réduit donc la capacité d'investissement de l'entreprise au lieu de l'augmenter.
Voilà donc un petit cours d'économie de l'entreprise qui vous sera très utile lorsque vous vous demanderez comment financer votre entreprise. Enfin suivez cette maxime et vous aurez tout compris : "Choisissez la bonne solution et vous vous ferez du pognon, prenez la mauvaise option et vous n'aurez plus un rond".*
* Maxime bolchévico-castristebolchévico-castriste (ou pas).
17 janvier 2009
Le cirque de Frédéric Lefebvre
Les débats doivent se porter devant les caméras puisque l'UMP interdit le droit au Parti Socialiste de défendre ses idées.
En voici un exemple.
violente altercation à l'assemblée !
envoyé par larnaut
P.S.: Merci Superpado!
16 janvier 2009
Le gournernement des méformes
Lundi alors que je me déplaçais pour affaires privées, je lisais par-dessus l'épaule d'un quidam dans le métro un article fort instructif. Plutôt qu'un article, c'était un courrier d'un lecteur courroucé par le gouvernement. Ne me demandez pas pourquoi mais je ne pus lire que le titre de l'article et je compris le fond de ce que lecteur voulait dire. Car depuis plusieurs mois, j'ai cette même pensée que lui. Nicolas Sarkozy ne réforme pas. Il déforme. Ses réformes ne sont pas bienfaisantes mais malfaisantes. Ce sont des méformes. De la même manière que Diaz de Narbonne, nous sommes arrivés à cette même constatation. Et je ne peux que le citer.
"Le mot réforme, dévenu pratiquement culte, est sur toutes les lèvres de la Sarkozye depuis dix-huit mois et devait donner des résultats sans pareils à la France. Mais aujourd'hui c'est le mot méforme qui va devenir à la mode : méforme de la Sécurité Sociale, méforme du commerce extérieur, et méforme des comptes publics."
Parce que quand on réforme, c'est de la même manière que quand on avance : soit on va du bon côté soit on va du mauvais. Et là c'est une évidence, Sarkozy s'est trompé de voie.

