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16 mars 2009

Le Printemps des libertés

Depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir - et je ne parle pas de son élection de 2007 mais bien de son arrivée au ministère de l'Intérieur en 2002 - les libertés individuelles comme collectives sont en constantes régression. Sous couvert que la défense des libertés serait synonyme de laxisme, de désintérêt, voire d’incompréhension, pour les exigences de sécurité de nos concitoyens, Nicolas Sarkozy n'a pas arrêté de rogner sur nos domaines de liberté. C'est ce que ce livre dirigé par Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale aux Libertés publiques et à la Justice et vice-présidente du Conseil Régional d'Ile-de-Franced'Ile-de-France démontre.

Dans un abécédaire donnant les clés de plusieurs thèmes, les rédacteurs socialistes mettent en exergue de nombreux points insupportables pour les Français dans La France en libertés surveillées. L'un de ceux qui me semblent le plus importants est la concentration des médias. Et je mets l'extrait du livre sur ce thème.

Concentration de la presse et des médias


« La concentration est limitée, moi je préconise l’abandon pur et simple des seuils anti-concentration. » (Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l’UMP en charge des entreprises, citée par Challenges, 3 octobre 2008.)
Dans son rapport sur les médias et le numérique remis en octobre 2008 à Nicolas Sarkozy, Danièle Giazzi encourage la concentration dans les médias et dans le secteur de la presse écrite. Dans son discours d’ouverture des États généraux de la presse écrite, Nicolas Sarkozy déclarait quant à lui : « J’ai vu qu’il y a quelques années on a fait une commission – quel sens de l’humour ! – pour éviter la concentration dans la presse. Mon Dieu ! Enfin, pardon, le problème de notre presse, c’est justement la sous-capitalisation et des groupes de trop petite taille (…). Si c’est ça le pluralisme, alors il faut qu’on le discute. » Loin de dynamiser le secteur des médias, l’accentuation de la concentration, conduirait à placer une plus grande partie encore des titres nationaux et régionaux, des chaînes de radio et de télévision, et des outils de production audiovisuelle dans les mains de quelques groupes financiers. D’ores et déjà, parmi les plus grands groupes français, Lagardère détient Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP) ; Dassault détient Le Figaro et Valeurs Actuelles ; Bolloré détient Direct Soir et Matin Plus, la chaîne Direct 8, le groupe publicitaire Havas, a des participations importantes dans M6 et dans l’institut de sondage CSA. Ces groupes, par leurs autres activités, dépendent tous étroitement de la commande publique et entretiennent des rapports proches avec le chef de l’État. Le risque de collusions d’intérêts et d’intervention sur les contenus éditoriaux est, par conséquent, majeur.
Une concentration accrue constituerait une menace pour l’indépendance des journalistes, et le pluralisme de la presse et des médias. C’est ce qu’a notamment illustré le rachat du quotidien Les Échos par le groupe LVMH, déjà détenteur de La Tribune et qui avait dû céder ce second titre. La crainte d’une mise sous tutelle éditoriale de la rédaction des Échos avait conduit à une grève et à la non-parution du titre, le 20 juin 2007.
@ Site d’Acrimed :www.acrimed.orgwww.acrimed.org
Voir aussi : Indépendance des médias, Nomination des dirigeants du service public de l’audiovisuel, Pressions sur la presse et les médias

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Posté par abadinte à 09:13 - 5 ans sous Sarkozy - Permalien [#]
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