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19 juin 2010

Nicolas Anelka le sarkozysme incarné

Nicolas Anelka et Nicolas Sarkozy l'allégorie ne devrait pas faire long feu. Anelka le gamin de Trappes et Sarkozy le gamin de Neuilly auraient des points communs?

D'accord, ils viennent tous les deux de banlieue. D'accord, ils ont tous les deux quitté l'école très tôt. D'accord, ils se sont lancé dans une carrière où les diplômes comptent peu. D'accord ils viennent d'un famille nombreuse tous les deux. Mais sincèrement, qu'est-ce qu'un antillais joueur de foot aurait avoir avec un fils d'immigré hongrois politicien ? 

Et pourtant si. Leur carrière commencée en trombe pour les deux : Sarkozy maire à 28 ans de Neuilly-sur-Seine et rapidement ministre du budget, Anelka sur les terrains de Ligue 1 à 16 ans et qui l'amène un an plus tard à partir à Arsenal, un grand d'Europe. Et une carrière en dent de scie pour les deux. Sarkozy et la défaite balladurienne de 1995, Anelka et son transfert à Marid où il appris le métier de cireur de banc qui l'amène dans des clubs de seconds ordres comme Fenerbahce. Pendant ces années, Anelka est blacklisté en équipe de France. Bref, deux personnes reconnues rapidement dans leur profession qui se retrouvent dans le trou noir. Leur retour est fulgurant. Sarkozy devient ministre et président de la République, Anelka retourne à Bolton puis Chelsea. Il est rappelé en équipe de France. 

Au sommet de leur art respectif, ils se montrent sous leur véritable jour. Le bling bling Sarkozy n'est pas en reste face à Anelka. Sarkozy a multiplié son salaire par plus de 2 à son arrivée à l'Elysée. Anelka roule en Aston Martin Vanquish et est aussi largement payé. Anelka comme Sarkozy se croient supérieur aux autres. Il n'y a qu'à voir dont l'un et l'autre critique les autres compétiteurs. Sarkozy et Anelka ont aussi en point commun d'être des solistes. C'est le rôle de l'attaquant certes mais l'attaquant doit aussi pouvoir s'appuyer sur les autres. Soliste, Sarkozy l'est aussi. En 2007, Sarkozy avait bien dit : "les fautes de mes ministres sont les miennes" à propos de Borloo qui n'avait su défendre la TVA sociale devant Laurent Fabius.

Bling bling et soliste, ce n'est pas nouveau. Mais ce n'est pas tout. Sarkozy comme Anelka sont vulgaires. C'est tout ? Non ! Anelka comme Sarkozy sont médiocres ! Les derniers matchs d'Anelka parlent d'eux-même. Et Sarkozy ? Il proclamait la république irréprochable. Dati et les robes, Jean Sarkozy et l'Epad, Christian Blanc et ses cigares, Eric Woerth et le scandale Bettencourt, Pecresse et le scandale Bettencourt, Sarkozy et le scandale Bettencourt, Boutin et son cumul emploi retraites... Bref, irréprochable dans la médiocrité.

Qui copie l'autre? A vrai dire, Sarkozy a toujours un temps d'avance. Anelka n'est qu'une copie de Sarkozy.

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Posté par abadinte à 15:47 - 5 ans sous Sarkozy - Permalien [#]
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