12 novembre 2009
Pour 2012, je soutiens Dominique Strauss-Kahn
J'en vois déjà certains s'étrangler devant ce titre quelque peu racoleur. Il faut dire que j'avais déjà lancé un ballon d'essai sur Twitter la semaine dernière et les réactions avaient été à la hauteur de ce que j'attendais : cris d'orfraies et insultes de la part de certains, étonnement de la part d'autres, soutien d'autres encore. Bref, ça fait réagir les gens. Et en politique celui qui fait réagir existe. Regardez Ségolène Royal.
Alors oui, je pense que Dominique Strauss-Kahn est le meilleur candidat. C'est le seul français à avoir une expérience en passe de redorer l'image d'une Institution internationale fortement négative à cause de sa politique néo-libérale. Cette Institution change, évolue, s'améliore et les faits le prouvent. Le FMI ne demande plus le démantèlement de l'Etat à chaque fois qu'il y a des dettes mais réfléchit avant tout au bien-être des populations. Alors bien entendu, ça peut engendrer des décisions incompréhensibles aux non-initiés. Ainsi le FMI a bloqué l'argent du FMI à l'Ukraine parce que le président du pays voulait augmenter les salaires de 15%. Certains gauchistes s'en sont même violemment pris à DSK le mec de droite. Encore fallait-il savoir que DSK a choisi de transformer l'annexe de la politique américaine dans les pays en développement ou de la Françafrique en Institution keynesienne. Un type bien donc.
Pour ce job qui ne dure quelques années, le président se doit d'être au contact avec les pays du monde entier. Un homme qui connait le monde est nécessaire. Dominique Strauss-Kahn a l'avantage d'être polyglotte. Il parle bien entendu français et anglais mais aussi l'arabe. Avec le FMI, il a voyagé dans le monde entier et a rencontré les plus grands dirigeants du monde. Ce sont ces types de compétences qu'il faut. De la diplomatie à la force de conviction comme celle de dire non. Ce qu'il faut c'est un président bâtisseur pour l'Europe. Car c'est bien pour devenir président de l'Europe que je soutiens Dominique Strauss-Kahn.
Pour l'Europe et pas la France? Question de tempo tout d'abord, question d'envergure ensuite. Dominique Strauss-Kahn ne peut pas se présenter au titre de la gauche à cause de son mandat au FMI à moins de démissionner. C'est improbable. DSK a une mission et il doit la mener à bien jusqu'au terme de son mandat. S'il part en plein milieu de son mandat, c'est une démission et démissionner en pleine crise serait considéré comme une faute impardonnable. Dominique Strauss-Kahn comme Jacques Delors aura du mal à passer d'un poste d'envergure international à un poste national dont les contours sont bien plus limités. Et soyons francs, les Français ne lui ont pas montré un grand amour. En quittant la France en 2007, Dominique Strauss-Kahn a bien compris que le salut était hors de France. Alors pourquoi revenir dans une fonction étriquée? L'Europe est plus de la taille d'un DSK. Surtout qu'en 2012 se termineront les 2 ans et demi du mandat du premier président de l'Europe. Le poste sera vacant, DSK sera libre. Pourquoi libre? Parce que lors de son élection par les 189 pays formant le FMI, Dominique Strauss-Kahn a annoncé que le prochain directeur du FMI fera parti d'un des pays en voie de développement. En 2012 donc.
Donc je vous appelle à soutenir Dominique Strauss-Kahn en 2012.
10 septembre 2009
Êtes-vous de gauche?
Bonne question de la part de Sarkofrance qui me demande et à plusieurs autres gauchisses si nous sommes de gauche. Alors autant y aller franco de bord. Voici quelques propositions de ce que je ferais. Être de gauche c'est aussi pouvoir choquer.
1. Suppression de l'héritage. L'héritage permet la reproduction sociale et ne permet pas à l'individu de se construire par lui-même. Si l'individu ne peut s'en sortir seul, c'est d'abord à l'Etat de l'aider.
2. Nationalisation de l'association "Les restos du coeur". C'est une mission de service public effectué par des particulier. Le fait que l'Etat abandonne la redistribution aux plus démunis est insultante pour l'Etat. (Et Coluche a eu raison de pointer du doigt ce manque de l'Etat)
3. Suppression du mariage et remplacement par le PACS. Le mariage est un vocable religieux qui n'a pas sa place dans le langage laïc d'un Etat laïc. A partir du moment où il y a une relation de couple non-contrainte et légale, tout le monde a le droit au PACS.
4. Droit à la mort assistée. La légalisation de l'euthanasie doit être un droit pour ceux qui souffrent de maladies incurables ou dont le traitement est insupportable.
5. Création de grands pôles universitaires. Les universités doivent devenir généralistes et englober l'ensemble des disciplines. C'est une question de mutualisation des moyens, travail collaboratif et d'inter-disciplinarité. Si les écoles privées doivent être englobées dans le projet, c'est pour que les universités atteignent le niveau d'enseignement de ces universités.
7. Pénalisation de l'évasion fiscal et du détournement de fond. Car celui qui vole une pomme va en prison quand celui qui détourne des millions en Suisse n'est pas inquiété.
8. Réforme du statut du syndicat (salarié, patronal, étudiant...). Abaissement des seuils de représentativité. les Prud'hommes sont professionnalisés et ne sont plus tenus par les syndicats. Les syndicats ont pour objectif de financer les avocats des parties prenantes. Les syndicats ont le pouvoir de lancer des appels au boycott. Les syndicats peuvent mettre en place des outils (sociaux et financiers) de protection pour prévenir lors des mobilisations.
9. Mise en place du service public de proximité.
Voilà. Je pense que je vais m'arrêter là. J'ai bien entendu choisi des mesures qui peuvent faire peur à la gauche qui peuvent être parfois considérés comme révolutionnaires. si j'avais été un peu trop béni oui-oui, j'aurais parlé de Droits de l'Homme, éducation populaire, répartition des richesses... Mais la gauche ce n'est pas que ça, c'est aussi le monde des idées.
Alors, à vous?
04 août 2009
Bernard-Henri Lévy et le Maroc
Il n'y a pas bien longtemps j'étais allé à un colloque sur le populisme du Cercle Léon Blum. Suite à un débat très virulent sur la place du populisme à gauche qui penchait beaucoup vers populisme=dictature et antisionisme=antisémitisme, équation dont je vois mal le rapport, Bernard-Henri Lévy plus connu sous l'acronyme BHL annonça LA vérité que seul un sophiste de son espèce aurait pu sortir. le Maroc n'est pas une dictature car il n'est pas antisioniste*. Alleluia! Et la salle d'applaudir à tout rompre. Bon, je ne me risquerai pas de juger des gens qui applaudissent Bernard-Henri Lévy mais ils sont au même niveau que ceux qui applaudissent Edwy Plenel. Applaudir un sophiste n'est pas spécialement de mon goût. Surtout quand la réalité vient contredire l'histoire de BHL.
Car comment expliquer que le Maroc ne soit pas une dictature s'il interdit les sondages et censure des journaux? Mohammed VI n'est autre qu'un petit Chavez qui interdit 34 chaines de télé et de radio qui lui sont défavorables. Voilà la triste réalité de ces gens de gauche applaudissant Mohammed VI n'est pas un dictateur.
*de mémoire
22 juin 2009
Polémiquons sur les femmes voilées

Alors comme ça certains souhaitent arrêter les femmes voilées de la tête au pied dans la rue pour les verbaliser. Fera-t-on la même chose avec les nonnes?
Non parce qu'entre une nonne et une musulmane voilée, quelle est la différence? D'ailleurs, les nonnes doivent-elles se dévoiler en entrant dans les administrations? Comme les musulmanes voilées? Y-a-t-il deux poids deux mesures?
Et les drag queen? On leur demande aussi de se séparer de leur perruque?
Si on veut vraiment interdire les burqas, autant aller à l'essentiel. Mettons le salafisme sur les religions sectaires. Enfermons les leaders, créons une vraie politique contre cette religion qui prône la haine de l'autre en précepte.
31 mars 2009
Le cas Dominique Strauss-Kahn
Je me suis toujours demandé quelle était la véritable ambition politique de Dominique Strauss-Kahn. Candidat malheureux pour devenir président de la République battu par Ségolène Royal, devenu directeur du F.M.I mais sans qu'on ne décèle chez lui une envie fondamentale d'entrer au F.M.I mais plus une envie de s'éloigner de la vie politique française et de ses petites manœuvres.
Chez ses soutiens, certains sont persuadés que cet éloignement lui sera bénéfique et voient en son éloignement une prise de hauteur qui le poussera vers 2012. S'il est vrai que lors de sa prestation devant la Commission des Finances, Dominique Strauss-Kahn a pris de la hauteur par rapport aux enjeux politico-politiciens ce qu'il a aussi montré lors de sa prestation sur France 2 chez Arlette Chabot (vidéos que vous pouvez retrouver chez akli), il n'en reste pas moins que le ton donné sur les blogs est plus proche de celui d'avoir trouvée la perle rare pour 2012. Ce serait la naissance d'un présidentiable qui "a crevé l’écran : brillant et pédagogue sur le fond, digne et charmeur sur la forme, parlant haut avec l’autorité des hommes d’Etat, sachant analyser de la crise avec lucidité et sérieux tout en ouvrant des perspectives positives et mobilisatrices pour le monde d’après." Autant dire que Dominique Strauss-Kahn est l'antithèse de Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs une partie de la thèse défendue par Jean-Marie Colombani sur France Inter vendredi matin et sur Slate mais les deux hommes selon lui sont sur le même bateau. Et justement, ce bateau risque de les couler... Tous les deux.
N'est-il pas plutôt question de savoir ce que l'oncle d'Amérique veut vraiment? Tuer politiquement Ségolène Royal? Certains sympathisants socialistes voient en effet dans la sauce montée autour de DSK une manœuvre des fidèles de Dominique Strauss-Kahn. Manœuvre dont le but serait bien entendu d'empêcher Ségolène Royal de prendre la tête du Parti Socialiste. D'ailleurs, d'autres sympathisants de Ségolène Royal voient dans le passage télé de DSK sur France 2 un moyen de saborder le buzz Internet de Ségolène Royal. D'autres amis de Ségolène Royal estiment que Dominique Strauss-Kahn est en galop d'essai par Nicolas Sarkozy en se posant en recours pour remplacer François Fillon en juin 2009. DSK serait-il membre d'un véritable complot contre l'ancienne candidate ? Allons bon, c'est totalement absurde!A dire vrai, je pense que DSK se moque éperdument de Ségolène Royal. Ou disons le plus prosaïquement, Ségolène Royal n'existe plus pour lui. Ce n'est ni un problème dans son hypothétique stratégie de conquête. Une variable d'ajustement comme d'autres.
Mais Dominique Strauss-Kahn peut-il redescendre de la crise mondiale aux problèmes des Français? A-t-il la capacité de repasser du global au local? C'est à mon avis difficilement faisable. Dominique Strauss-Kahn aura du mal à retourner dans les problèmes quotidiens de Sarcelle. Non, DSK en prenant ses fonctions internationales, s'est coupé de la France et son retour est compromis. Aujourd'hui le futur de DSK ne se peut être qu'à l'international. Et l'Europe. En effet, le futur de Dominique Strauss-Kahn serait à mon sens plus européen que français. Je vois très bien un Dominique Strauss-Kahn en premier Président de l'Europe, un poste à la hauteur de l'homme si et seulement s'il réussit là où il est aujourd'hui.
05 février 2009
Kouchner, Europe et non-cumul
Aujourd'hui au lieu de taper pour Kou-Kouch le nerveux, je vais plutôt m'attarder sur ce qui est important. Ben oui, pourquoi est-ce que je parlerais d'un type habitué au mélange des genres qui installe sous sa direction la fille avec qui il couche depuis des dizaines d'années sans que personne n'en ait rien à redire? Pourquoi voudriez-vous que je parle d'un type qui a été le premier à se faire l'apôtre de l'ouverture à sa droite? Il paraitrait aujourd'hui que Kouchner alors qu'il était chargé d'une mission de service publique faisait aussi du consulting pour les meilleurs dictateurs africains. Mais Bernard Kouchner est passé professionnel dans le mélange des genres! Il ne faut pas s'étonner!
Bon, l'importance du jour est que je n'ai pas pu déposer ma candidature aux élections européennes. Et oui, il faut être encarté depuis 3 ans pour pouvoir se présenter et il me manque 1 mois et demi. Et comme je ne suis pas assez crétin pour être avide des polémiques stériles en criant au scandale, je vous annonce que je renonce à me porter candidat. Cette candidature était bien entendu une blague car jamais elle n'aurait abouti puisque je ne suis pas grand chose dans ce parti! C'était avant tout un témoignage de ma volonté d'agir pour les Européens, les Français et le Parti Socialiste, de les représenter dignement ainsi que la contribution et la motion que j'ai soutenu l'année dernière et aussi de participer au renouvellement des membres politiques dans le cadre d'une nouvelle politique de non-cumul.
En effet, le Parti Socialiste, Maxime nous l'apprend aujourd'hui, s'est décidé à revoir drastiquement sa position sur le cumul des mandats. Aujourd'hui, aucun socialiste ne pourra se présenter à une élection s'il cumule. Et s'il y a cumul, alors il devra abandonner son mandat pour exercer celui auquel il postulait. Et ne croyez pas que cette histoire de non-cumul s'arrêtera après les élections européennes. Non, il a vocation à perdurer! Quand on pense que certains socialistes ont fait des pieds et des mains pour être tête de liste aux Européennes alors qu'ils pronent le non-cumul des mandats et qu'ils ont déjà des charges électives... Quel changement de mentalité!
Vraiment, je suis fier d'appartenir à cet élan.
22 janvier 2009
Le plan de relance de l'économie du Parti Socialiste
Depuis que Martine Aubry est arrivée au pouvoir, je peux vous garantir que je suis très fier d'être socialiste. Au Parlement, les Socialistes sont redevenus combattifs. Ils ont réussi à faire échouer le gouvernement sur de nombreuses lois terriblement réactionnaires (du travail le dimanche à la bataille du temps de débat encore en débat) ou totalement inutiles (la suppression de la publicité sur les chaînes nationales) en ces temps de crise économique.
Bref, le Parti Socialiste qui s'oppose sur les pires lois est de retour. Mais il y a un autre Parti Socialiste de retour. Ce Parti Socialiste qui ne parle que d'une seule voix où son gouvernement (les Secrétaires Nationaux) est sur la même longueur d'onde que sa patronne. Ca change des années Hollande où le Secrétariat National n'était qu'une succession d'égo sans cohésion autour des idées. Et puis il y a ce Parti Socialiste qui s'oppose et propose. Rappelez-vous cet automne certains socialistes avaient souhaité voter avec la majorité sarkozyste le plan de cadeau aux banques alors que le Parti Socialiste n'avait pas pris position sur ce plan. Dans ces Socialistes des grands jours, nous retrouvions François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Marisol Touraine, Jérôme Cahuzac et Manuel Valls (pour ne citer que les têtes de gondole socialistes). Je tiens aussi à vous rappeler que certains députés socialistes avaient fait une bronca énorme dans la réunion des députés socialistes avant le vote solennel dont Laurent Fabius qui avait retourné les députés hésitants (Laurent Fabius sait souvent trouver les mots justes dans ces situations). Depuis le mois d'octobre, le gouvernement prétend lancer un nouveau plan de relance. Et avant même qu'il ne le présente, les Socialistes proposent leur plan de relance axé sur la demande comme le suggère fortement le Fond Monétaire International dirigé par le néo-keynesien Dominique Strauss-Kahn.
Martine Aubry et les Secrétaires Nationaux chargés de l'économie, de l'industrie et du travail et de l'emploi soit respectivement Michel Sapin, Guillaume Bachelay et Alain Vidalies ont présenté hier le contre-plan de relance de l'économie. Vous pouvez ainsi voir la vidéo de l'intervention de Martine Aubry.
"Agir contre la crise"
envoyé par publicsenat
Et voici les points saillants de ce plan de relance dont je vous laisse juger de la qualité. Pour tout vous dire, si je trouve certains points en contradiction avec mon opinion la large majorité des points développés ci-dessous sont très bons.
A. Relancer immédiatement le pouvoir d’achat et la consommation
1) Une augmentation rapide des salaires, des pensions et des prestations sociales Nous proposons :
- Le versement de 500 euros dès février 2009 à tous les bénéficiaires de la prime pour l’emploi (9 millions de salariés) et à tous les bénéficiaires des minima sociaux (minimum vieillesse, RMI-RSA, API, AAH, ASS,…) ;
- Une revalorisation du SMIC de 3 % au 1er février 2009, avant l’engagement des négociations annuelles sur les salaires, de manière à dynamiser ces négociations ;
- Afin de garantir une progression rapide et durable de tous les salaires, la soumission des exonérations de cotisations sociales à la conclusion effective d’accords salariaux annuels, qui devront intervenir cette année avant le 1er septembre, et non à leur seule négociation ;.
- La généralisation obligatoire du chèque transport à tous les salariés et à tous les moyens de transport nécessaires pour aller du domicile au lieu de travail, y compris aux déplacements en voiture, sur la base d’une indemnité kilométrique ;
- La revalorisation immédiate des allocations logement de 10%.
2) Agir sur les prix des biens essentiels Nous proposons :
- Une baisse de 1 point du taux normal de TVA, passant de 19,6% à 18,6% pour soutenir le pouvoir d’achat des Français par une baisse généralisée des prix à la consommation, mais également la trésorerie des entreprises, en particulier des PME et TPE.
- Un gel des loyers dans les zones de forte hausse en 2009 et 2010, et la limitation de la hausse de l’ensemble des autres loyers au taux d’inflation ;
- La mise en chantier de 300.000 logements sociaux (PLAI et PLUS) sur les deux prochaines années pour soutenir efficacement la filière du BTP et de la construction;
B. Agir massivement pour l’emploi et la protection des salariés
1) Une augmentation de la durée et de l'indemnisation du chômage partiel, particulièrement nécessaire pour les salariés de l’automobile
- Sur les 18 prochains mois, le chômage partiel est prolongé de 800 heures au-delà de 800 heures annuelles suite à un avis conforme du comité d'entreprise ;
- L’élévation de l’indemnisation des salariés, pendant cette période, à 80% du salaire.
2) L'amélioration de l'indemnisation des salariés victimes d'un licenciement économique
- Les règles propres au contrat de transition professionnelle et à la convention de reclassement personnalisé soient unifiées, généralisées à tout le pays et que la durée d'indemnisation soit provisoirement portée à deux ans avec maintien d'une indemnisation à 80% du salaire pendant cette période.
- A titre exceptionnel et pendant 24 mois, les salariés inscrits à l'ANPE suite à une fin de CDD ou de mission d'intérim bénéficient d'une prolongation de six mois de leur indemnisation lorsque leurs droits arrivent à échéance pendant cette période.
3) Modifier la procédure des licenciements économiques pour mieux protéger les salariés
Si, dans cette période de crise, les difficultés que rencontrent certaines entreprises peuvent justifier le recours à des compressions d'effectifs, il n'est pas acceptable que soient prononcés des licenciements dont l'unique but est d'améliorer la profitabilité d'entreprises parfaitement bénéficiaires, ou pire, que des employeurs profitent de la crise pour réduire leur masse salariale.
- La hausse du coût de licenciement permet de s’opposer concrètement à compressions d’effectifs de pure convenance.
- Remboursement préalable des aides publiques perçues au cours des cinq dernières années pour les entreprises qui engagent un licenciement économique alors qu'elles distribuent des dividendes ou rachètent leur propres actions.
- Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) doit tenir compte de la situation financière des entreprises.
- Si elles sont réellement bénéficiaires, le PSE devra se donner tous les moyens de reclasser ou de reconvertir dans un emploi de catégorie équivalente l’intégralité des salariés concernés, et financer la réindustrialisation des sites affectés.
- Le montant des sommes mobilisées par l’entreprise sera équivalent à 80% du salaire brut pendant deux ans pour chaque salarié concerné, en plus du versement des indemnités légales et conventionnelles de rupture.
- En cas de désaccord persistant, l'appréciation de cette obligation relèvera de l’administration du travail avec le juge qui, en urgence, peut suspendre la procédure de licenciement économique et s’opposer aux licenciements tant que les obligations pesant sur l’entreprise n’auront pas été respectées. Cette pénalité financière est dissuasive pour les licenciements de convenance.
4) Des politiques actives pour l'emploi
- La création de 100 000 emplois aidés supplémentaires ;
- La création de 100 000 emplois pris en charge à 75% par l'État dans le secteur non marchand. Il s'agit de contrats à temps plein d'une durée de trois ans ;
- La réactivation des retraites anticipées dans les secteurs spécifiques du bâtiment et de l’automobile sans remettre en cause l'objectif général de favoriser l’emploi des salariés âgés.
C. Relancer immédiatement et durablement l’investissement
1) Un effort immédiat pour l’investissement public Un contrat avec les collectivités locales Nous proposons « pacte de relance » entre l’Etat et les collectivités locales. Nous proposons en particulier :
- Le doublement en 2009 de la Dotation Globale d’Equipement (DGE), et du Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire (FNADT) ;
- Un abondement exceptionnel du budget de fonctionnement des collectivités territoriales, comprenant notamment le remboursement des arriérés de paiement du RMI, la restitution du ticket modérateur payé par les collectivités sur le plafonnement de la taxe professionnelle, et l’octroi de prêts bonifiés pour les investissements relevant de leur champ de compétence ;
Engagement en contrepartie des collectivités territoriales à :
- atténuer l’évolution des prélèvements obligatoires en 2009
- mettre en oeuvre les programmes d’investissements prévus et à lancer de nouveaux programmes, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables et les économies d’énergie.
Un plan de rattrapage pour l’hôpital public
- Le retrait immédiat du plan social engagé par le gouvernement dans l’hôpital public, qui pourrait atteindre 20.000 emplois en 2009 ;
- Le lancement d’un plan de sauvegarde et de modernisation de l’hôpital public, d’un montant de 1,4 milliard d’euros. U
Un soutien au BTP (Bâtiment et Travaux Publics)
- la mise en chantier dans les deux ans de 300.000 logements sociaux
- un plan de rénovation écologique et d’isolation de 400.000 logements par an ;
- un effort massif pour garantir l’accessibilité des bâtiments publics aux personnes handicapées ;
2) Une relance durable de l’investissement privé
- mettre en place un crédit impôt-recherche bonifié et spécifique pour les PME-TPE innovantes et intervenant dans l’économie verte ;
- moduler l’impôt sur les sociétés suivant que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires ;
D. Sauver l’industrie, soutenir les entreprises, préparer la croissance de demain
1) Répondre aux difficultés d’accès au crédit et soutenir la trésorerie des entreprises, notamment pour les PME-PMI du secteur automobile
- Favoriser l’obtention de crédits : par une intervention contraignante de l’Etat auprès des banques recapitalisées, afin de soutenir l’activité des PME-PMI et de maintenir les projets innovants des donneurs d’ordre, et en utilisant les garanties de la puissance publique (Etat, régions, départements) et l’octroi de prêts d’honneur ;
- Soutenir la trésorerie à court terme des entreprises :
- en conditionnant l’octroi des aides de l’Etat aux banques au maintien ou à l’extension des facilités de trésorerie aux entreprises ;
- en diminuant les besoins en fonds de roulement des PME-PMI-TPE, artisans et commerçants en pénalisant les retards de paiement par la modulation de la fiscalité qui touche les donneurs d’ordre (impôt sur les sociétés, taxe professionnelle…) ;
2) S’attaquer à l’urgence des urgences : sauver notre filière automobile
Pour les entreprises, en direction des constructeurs et des équipementiers de premier rang, que l’Etat facilite l’accès au crédit par des prêts bonifiés ou des garanties de paiement en échange d’engagements forts de ces grands groupes : que les aides publiques soient mobilisées pour l’investissement, qu’elles soient conditionnées au maintien de l’emploi en France, qu’elles ne soient pas utilisées pour la rémunération des actionnaires. Pour les consommateurs, qu’en contrepartie des aides d’Etat perçues par les banques et les constructeurs, soient proposés des crédits à des taux bonifiés.
3) Préparer l’avenir, repenser l’industrie
- Mobiliser massivement la puissance publique nationale et territoriale avec un Pôle public d’investissement industriel (2P2I)
- L’aide gouvernementale accordée aux banques soit limitée au strict nécessaire pour assurer le fonctionnement du système bancaire, et assortie de solides contreparties, en particulier quant à la place faite aux représentants de l’Etat dans les conseils d’administration ;
- Création de fonds régionaux d’investissement et de réindustrialisation dotés de 7 milliards d’euros utilisés par les Régions pour agir au plus près des besoins réels des entreprises et des salariés.
- Ils permettront de :
- garantir des prêts bancaires, et prendre des participations dans le capital des entreprises ;
- financer des projets d’entreprises fondés sur des stratégies risquées et innovantes ;
- financer des programmes de reclassement et de reconversion des salariés frappés par les restructurations ;
- augmenter les moyens des dispositifs de formation qualifiante gérés par les régions en fonction des besoins des salariés et des spécificités des bassins d’emploi ;
- développer la réindustrialisation des sites frappés par la crise et la relocalisation d’activités.
E. Promouvoir une croissance verte Les défis écologiques sont l’occasion unique de changer fondamentalement les paradigmes d’une économie capitaliste à bout de souffle et de relancer la croissance et l’investissement.
- L’adoption pour les particuliers d’une tarification incitative à l’économie des biens essentiels que sont l’eau, l’électricité et le gaz (fixation d’une tarification avantageuse en cas de non dépassement d’une consommation forfaitaire) ;
- L’augmentation des crédits publics pour le développement des technologies propres et des éco-industries ;
- Le lancement d’un programme de dépollution des sites et sols pollués ;
- Le développement massif des infrastructures de transport propre, en partenariat avec les régions.
F. Pour de nouvelles règles financières
- Conditionner les aides et les garanties apportées au secteur financier En contrepartie des 10,5 milliards d’euros accordés à six banques françaises sous la forme de quasi fonds propres, nous demandons :
- une intervention accrue de l'État dans les conseils d’administration, avec droit de vote ;
- l'interdiction de verser des dividendes ou de racheter leurs actions pour les banques ayant perçu une aide de l'Etat ;
- la suppression de l'ensemble des indemnités de départ et des bonus des dirigeants ayant conduit leurs entreprises dans l’impasse ;
- la remise en cause de toutes les activités liées aux paradis fiscaux ;
2. Prévenir les crises de demain : au niveau européen et national, nous demandons l’adoption d'un grand projet de loi de régulation financière qui devra :
- encadrer les rémunérations des acteurs du secteur financier et des dirigeants d'entreprises (réglementer strictement et davantage imposer les stock-options) ;
- mieux encadrer l'activité de tous les acteurs financiers (réglementation plus stricte de la titrisation en fixant à 5 % la part titrisable de crédits, renforcement de la réglementation à l’égard des fonds d’investissement, des fonds souverains et des agences de notation) ;
- lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et mettre un terme au scandale des paradis fiscaux ;
- constituer un grand pôle financier public.
19 décembre 2008
Une pensée pour Alix Nicolet
J'ai aujourd'hui une pensée émue pour Alix Nicolet la leader de la FIDL le syndicat lycéen. Connu pour être l'organe de formation de la sphère autour de Julien Dray avec SOS Racisme et Ni Putes Ni Soumises, la FIDL, SOS et Julien Dray semblent être entré dans un embroglio judiciaire pas très net.
En effet, la police judiciaire perquisitionne dans les appartements de Julien Dray dans une enquête préliminaire pour des faits présumés d'abus de confiance. Depuis janvier 2006, La police aurait constaté des mouvements de fonds suspects sur les comptes des associations, les Parrains de SOS-Racisme et la Fédération indépendante démocratique et lycéenne (FIDL), mais aussi sur ceux de Nathalie Fortis, attachée de presse à SOS-Racisme, et de Thomas Persuy, directeur administratif et financier de la FIDL et de SOS Racisme (selon Viadeo). Ils seraient tous les deux mandataires du compte de la FIDL au Crédit coopératif. Ils auraient été les intermédiaires entre les associations et Julien Dray connu pour son goût suspect des montres payées en liquide.
Quant à la pauvre Alix, elle doit désormais être digne de son mandat dans les discussions avec le ministre Darcos et ne pas perdre ses illusions dans un monde où les adultes qui l'entourent sont suspectés d'avoir agi si mal.
12 décembre 2008
Gisèle Halimi et Robert Badinter sur l'homosexualité
Dans un enregistrement sonore récupéré par Gilles Bon-Maury, Gisèle Halimi, rapporteur, et Robert Badinter, ministre de la Justice, défendent la proposition de loi abrogeant le 2e alinéa de l'article 331 du code pénal, à l'Assemblée nationale, le 20 décembre 1981.
G. Halimi et R. Badinter à l'Assemblée nationale
envoyé par hes-france
Ecoutez et intériorisez les paroles de Robert Badinter toujours aussi précis et juste : "L'Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l'arbitraire, l'intolérance, le fanatisme ou le racisme a constamment fait la chasse à l'homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatibles avec les principes d'un grand pays de liberté comme le notre. Il n'est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels comme à tous ses autres concitoyens dans tant de domaines". "La discrimination, la flétrissure qu'implique à leur égard l'existence d'une infraction particulière d'homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l'idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire. Le moment est venu pour l'Assemblée d'en finir avec ces discriminations comme avec toutes les autres qui subsistent encore dans notre société car elles sont indignes de la France".
17 novembre 2008
Les Verts aussi avaient leur Congrès
Comme au Parti Socialiste, six motions recherchaient l'appui du vote militant deux ans après le dernier congrès Verts. A partir de ce congrès, le secrétaire national est élu pour trois ans au lieu de deux. Les résultats du vote des militants de la Marguerite, selon l'AFP, sont sur 99% des bulletins :
La participation était de 65% soit 5.012 votants. Il y a donc très peu de militants écologistes en France. Comparé au Parti Socialiste, c'est moins que le nombre de votants dans les grandes Fédérations socialistes de Paris, Nord, Pas de Calais, Bouches du Rhône mais plus que dans l'Hérault (de tête bien entendu).
- Cécile Duflot, l'actuelle secrétaire nationale réunit 27,7% pour sa motion "l'espoir en actes",
- Jean-Louis Roumégas, porte-parole des Verts, soutenu par Dominique Voynet et considéré comme le favori ne rassemble que 25,4% des suffrages pour la motion OAI (Ouverture, Audace, Imagination),
- Denis Baupin soutenu par le député Yves Cochet obtient 14,6% des voix pour la motion "Unir",
- Un ex-proche de M. Cochet, Jean-Marc Brulé fait 14,2% avec la motion "Urgence écologique, urgence sociale",
- La députée Martine Billard, est créditée de 11,9% pour la motion ADEP à la gauche des Verts,
- La motion "RECV" (Rassembler les écologistes, changer les Verts) est dernier avec 6,3%.
Ils en parlent mieux que moi. Cédric du panoptique nous parle du second tour chez les Verts. Bix donnait ses pronostiques pour les deux congrès des deux plus importants partis de la gauche (et on peut dire aujourd'hui qu'il se trompait peu sur les deux sauf pour Royal). Florent explique ce qu'il y a derrière chaque motion verte.
Soyons certains qu'ils auront une analyse poussée de ce vote dans les prochains jours avant le Congrès qui se passera à Lille les 5 et 6 décembre.

