Punission physique mérite il santion?
J'avais posé lors d'un des débats participatifs une question à mon député qu'il avait eu du mal à répondre franchement. En effet, il m'avait donné une réponse négative face à tout le monde puis une réponse affirmative dans un tête-à-tête quelques minutes après. Je ne lui en veux pas. Le débat participatif a été largement pollué par les énergumènes de SOS Papa dont l'action, certes sympathique n'en reste pas moins marginale.
Ma question pour le moins originale avait pris forme dans mon esprit lorsque la veille Julien Dray avait réussi à faire une magnifique langue de bois sur une question pourtant simple. Il n'avait, en effet, pas su répondre à cette question: "si mon enfant ne fait que des bétises est-ce que je peux le corriger en lui donnant une fessée?"
Cette question n'apportera jamais de réponse franche et pour cause. Sur le modèle de Ni Putes Ni Soumises, une association est née pour lutter contre les claques et les fessées. Pour juger de cette association "avant-gardiste", il faut noter que pour elle éduquer un enfant est un métier. Dois-je rappeler que Christine Boutin la leader de l'anti-pd et actuelle ministre de la famille souhaite instaurer le statut de mère de famille? A n'en pas douter le lignage de l'association de l'anti-claque est de droite. Dominique Versini, ancienne secrétaire d'Etat sous Chirac, est d'ailleurs défenseure des enfants. Le mot d'ordre de l'association est que donner des claques à des enfants pour une faute qu'ils ont commises crée des gens violents. Les hommes et femmes de la génération 68 ont tous reçu un de ces sévices corporels au moins à l'école. Sont-ils pour autant plus violents que les plus jeunes? La réponse coule de source.
La violence des gens n'est pas engendré par ces sévices corporels et une fessée n'a jamais fait de mal à personne. La punition corporelle doit rester un outil de la gamme de punition envers ses enfants. Car si la claque ou la fessée est traumatisante pour l'enfant, qu'attendons-nous pour monter une association "Ni suppression du dessert ni de la WII"? Ce que le Conseil de l'Europe souhaite faire adopter aux 47 pays qui la composent est tout simplement abjecte. Considérer la baffe comme une mutilation entrainerait une bunkerisation des cours d'école et l'enfermement de nombre de nos chères têtes blondes en prison pour longtemps. Rappelons-nous en effet que Nicolas, soit loué son prénom, souaitait il y a un an que chaque jeune dès 3 ans soit suivi par un psychiatre et mis en asile si besoin était. La place du mutilateur ne serait-il pas en prison?
La dérive que prend ce monde est vraiment inquiétant. Mais où allons-nous?
N.B pour tous les gens tordus qui vont passés par ici : je ne défend pas les parents qui battent leurs enfants, je défend le droit des parents à corriger leur enfant qui vient de voler, de frapper quelqu'un d'autre...
Et n'oubliez pas que si vous avez connaissance d'un enfant battu (ce qui est différent d'un enfant corrigé), il y a obligation de contacter les autorités administratives (119-Allô Enfance Maltraitée) ou judiciaires.