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Blog d'un jeune social-démocrate ouvert sur le monde
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15 août 2007

Libéral?

Google est un outils informatique très intéressant lorsque l'on veut faire une recherche. Lorsque l'on tape un mot, on tombe sur toutes les pages ayant le plus été cliqué avec ce mot clé. Google les considère donc comme les pages les plus représentatives d'internet sur ce mot clé. Les utilisateurs de google font confiance à ce système puisque google est le premier moteur de recherche sur le net.

J'ai tapé aujourd'hui le mot "libéral". L'adjectif libéral signifie en premier lieu: "Qui ne rencontre pas ou qui ne s'impose pas de contraintes, de limites" selon le Litré. Et c'est vrai que l'homme libéral est un homme par définition libre de toute contrainte. Lorsque l'on tape ce mot sur google, on s'imagine par conséquent trouver le libéral politique celui dont tout le monde parle. Encensé par une certaine droite, conspué par une certaine gauche. Nonobstant le lien Wikipédia qui recense tous les types de libéral philosophe, politique, professionnel ou théologique, le premier lien se rapporte à Alternative Libérale. Ce parti politique a pour doctrine le libéralisme pur et dur. Cela consiste a privilégier l'homme sur le groupe, l'intérêt individuel sur l'intérêt collectif, la baisse des impôts sur la solidarité, des fonctionnaires à minima à un service public performant. Leur mot d'ordre est le suivant: moins d'impôt, moins de charges, privatisation des services publiques, réduction des allocations(Vieillesse, Famille, Maladie...) au strict minimum, privatisation de tous les biens de l'Etat, financement par la Bourse de tout ce que l'Etat ne finance plus. C'est dire qu'aujourd'hui avec les chutes de la Bourse, nombre de retraités se retrouveraient sans retraite... Si vous voulez lire leur prose, je vous conseille d'aller faire un tour sur le reseau lib qui est un agrégateur de blogs libertariens.

Si vous souhaitez rire un peu vous trouverez tout ce que vous souhaitez sur cet article du libéral-fascisme. Un humour un peu moins gras et pathétique  vous fera peut-être lever de votre chaise avec LibéralD.

Mais le libéral est aussi en rapport avec la religion. Et c'est les sites des juifs libéraux que l'on retrouve en premier avec le MJLF. Vous pouvez trouver ici un discours du nouveau président de la communauté juive libérale. Pour avoir une idée de ce que pensent les juifs libéraux, vous pouvez trouver ici un "billet d'humeur" du Rabbin Fahri sur la situation en Israël.

Il existe aussi -mais moins bien classé sur google- une église catholique libérale qui existe depuis 90 ans. Ses principes sont modernes à en juger cette phrase: "
L'Église Catholique Libérale comprend dans les limites         de ses enseignements tout ce qui est bien et vrai dans le domaine, qui         va s'élargissant, des connaissances scientifiques."

Pour ce qui est de l'Islam libéral, il n'en est qu'au terme de la reflexion d'après ce que l'on peut voir sur Internet. Salman Rushdie, le fameux écrivain des Versets Sataniques qui lui valent tant d'ennuis, propose des voies à l'Islam libéral, d'autres proposent aussi une voie à cet Islam Moderne. On peut trouver ici une liste de ces penseurs.

Par la suite, on retrouve des liens vers des sites pour professions libérales tel que cette entreprise de conseil,
ou ce comité d'entreprise. Pas très intéressant je dois bien l'avouer si ce n'est qu'une profession libérale donc libre de toute attache se sente obligée de créer un comité d'entreprise afin de créer un groupe contre la solitude de l'individu. Drôle de philosophie pour une profession qui vient de la philosophie donnant la primauté à l'individu!

A noter que les philosophes libéraux ne sont pas représentés dans cette recherche Google, Adam Smith, Locke ou John Stuart Mill ne sont pas sur les premières pages google. Comme quoi, être libéral n'est pas très philosophe. Google ne doit certainement pas apprécié la philosophie...

A noter pour la petite histoire que cette philosophie libérale en France est la descendante d'un socialiste en la personne de St-Simon. En effet, on compte parmi les  adeptes du Saint-simonisme de nombreux banquiers, hommes d'affaire, ingénieurs qui ont construit le capitalisme français et qui se trouvent souvent dans Paris aujourd'hui comme Pereire, Carnot, Auguste Comte, Ferdinand de Lesseps etc... Alors le libéral français est-il l'enfant du socialiste? Peut-être est-ce là le problème du libéralisme français: il vient du socialisme.

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Commentaires
N
En outre, pour info, Liberal dans les pays Anglo-Saxon veut dire de gauche, socialism veut dire communiste.<br /> Je pense que l'on confond liberal et ultra-liberal en France ou liberal et capitaliste. En outre, contrairement à ce qui tu crois, la politique de droite n'est pas libérale, elle est conservatrice/capitaliste. Il n'y a pas de liberal dans le gouvernement de Sarkozy. Une autre remarque est que le libéralisme est déjà dans la mentalité des gens, par exemple notre systéme de santé est un systéme libéral qui marche trés bien et peut de personne aimerait passer dans un systéme de santé égalistariste comme la NHS en Angleterre où on vous assigne un médecin et c'est fini - comme en Angleterre même s'il y a un fort systéme privé là bas pour les plus riche...<br /> <br /> Je propose pour mieu comprendre de prendre un exemple concret et simpliste, l'exemple où nous avons une riviére qu'il faut traverser et essayons de voir comment on une économie socialiste, libéral et conservatrice répondrons à la demande.<br /> <br /> L'économie Capitaliste va créer un pont, y mettre un payment et faire que ce pont deviennent une rente pour celui qui empoche les bénéfices, elle fera tout pour que les bénéfices appellent les bénéfices et dés qu'il faudra construire un autre pont, ce sera la même société qui le fera en construisant un monopole et en mettant le prix qu'ils veulent.<br /> <br /> L'économie Socialiste va crée un pont, ne pas mettre de pèage car la construction se fera sur le s impôts. Par contre, il y a de forte chance qu'économiquement il n'y aura pas de deusiéme pont, elle peut difficilement monté en puissance.<br /> <br /> L'économie Libérale va donner plusieurs concessions et fera tout pour enlever tout monopole. Les acteurs se feront concurrance pour mettre le pont au bon prix, ce systéme permet de mieu monté en puissance. Contraiment à ce qui est cru par beaucoup de gens en France, l'Etat dans un pays Libéral est une piéce maitresse car il est le garant de la non concurrence et casse le monopole.<br /> <br /> Ce que je décrit tu peux le voir dans les télécoms en Europe et au Etat-Unis. En Europe, nous avions des télécom public *socialiste* qui ont été privatisé. Ce qui a permis d'avoir un marché concurentiel et des nouveaux acteurs comme Free. Ce systéme nous permet d'avoir le meuilleur systéme du monde au niveau télécom en prix, qualité et inovation. Si on regarde le systéme actuel aux Etat-Unis, on peut voir que nous avons un systéme capitaliste/monopolistique, qui a des prix trés important et qui est à la traine au niveau de l'innovation, trés peu de gens ont l'ADSL car il rame et est trés cher par exemple.<br /> <br /> Maintenant à vous de juger, comme tu le dis, ce systéme est avant tout économique, il n'est n'y politique ni sociétal contrairement au modéle conservateur... Je pense que s'il était expliquer, les gens comprendrait mieu où philosophiquement nous en sommes dans nos choix de société...<br /> <br /> http://notregeneration.com<br />
L
Abadinte a écrit : "Peut-être est-ce là le problème du libéralisme français: il vient du socialisme."<br /> <br /> En fait, ce serait plutôt l'inverse.<br /> <br /> Le libéralisme politique découlerait plutôt, en premier lieu, de la lutte menée dès la fin du XVIIIe siècle (avec la Révolution française de 1789) pour imposer des libertés (celle de la presse, notamment) et des droits nouveaux en opposition aux privilèges et à l'absolutisme liberticide d'Ancien régime.<br /> Or, dès ce même évènement, ce libéralisme politique a donné naissance à de nouveaux courants de pensée.<br /> <br /> Certains ont estimé que ces droits et ces libertés politiques ayant construit une certaine égalité sur le plan politique (tous les hommes sont désormais des concitoyens, d'où la valeur "Fraternité"), il fallait à présent établir une égalité semblable dans le domaine économique et social, sans quoi la liberté ne serait qu'illusoire, les pauvres restant soumis aux riches.<br /> <br /> Cette vision, qui est à l'origine du socialisme, a tout de suite été combattue par d'autres libéraux, qui critiquaient la menace que cette conception faisait peser sur la libre propriété privée, la liberté des échanges ou la liberté d'entreprendre (et donc sur la valeur "liberté" en général).<br /> Par conséquent, si l'ensemble des partis politiques "républicains" (on exclue donc les extrêmes) sont les héritiers du libéralisme politique, ils se distinguent par leurs propositions différentes quant à la conciliation de la Liberté et de l'Egalité autour de la troisième valeur républicaine, la Fraternité.<br /> <br /> Actuellement, le parti au pouvoir fait preuve d'un certain déséquilibre idéologique au profit de la première valeur. La Fraternité est donc en danger en raison du déni d'Egalité.
R
Merci pour ce billet.Moi j'aime dire que je suis un libéral car je suis pour l'égalité des chances de tout le monde donc qu'être libéral suppose une école publique de qualité, un accés à la culture pour tous bref que la liberté de chacun n'est garanti que par la sociale-démocratie...Je te conseille aussi cet ouvrage, qui est une anthologie interessante http://www.amazon.fr/socialisme-lib%C3%A9ral-Une-anthologie-Europe-Etats-Unis/dp/2909210294<br /> <br /> enfin dans tes religions libérale tu as oublié les protestants libéraux, majoritaires dans les grandes eglises en France http://prolib.net/theologie/202.001.prot_lib.gounelle.htm
N
Saint-Simon deux hommes et une pensée unique ?<br /> <br /> Les raccourcis peuvent être saisissants. Même Marx n'aurait pas oser.<br /> <br /> Il faut peut-être aller chercher la source de cette fin de note dans les fondements de la Fondation Saint-Simon, mais surtout dans son avatar le club Le siècle où l'on retrouve le héros (hérault) de votre pensée politique.<br /> <br /> Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l'Automobile club de France. Ce n'est pas l'amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July (Libération) ou Patrick Poivre d'Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux.<br /> <br /> Créé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, ancien dirigeant du Parti radical et fondateur de la Société générale de presse, décédé en 1990, le cénacle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique, médiatique, voire intellectuel ou syndical. Le tout sans distinction d'opinions, de croyances ou d'origines sociales. « Des personnalités qui se réunissent pour échanger sur des sujets de société. Une sorte d'auberge espagnole où chacun retire ce qu'il y apporte », résume Étienne Lacour, secrétaire général de l'association.<br /> <br /> Les ministres membres se comptent sur les deux mains, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon. Les barons du Parti socialiste aussi, comme Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Le milieu des affaires n'est pas en reste, avec la quasi-totalité des grands patrons, de Louis Schweitzer (Renault) à Michel Pébereau (BNP Paribas). Sans oublier la plupart des dirigeants de la presse et de l'édition, d'Odile Jacob à Jean-Marie Colombani, en passant par Claude Imbert et Laurent Joffrin.<br /> <br /> <br /> Ni une mafia, ni une loge<br /> <br /> <br /> Mais n'entre pas qui veut. La sélection est rude. « On ne choisit pas le Siècle, c'est lui qui vous choisit ! », souligne Étienne Lacour. Présidé en 2005 par Renaud Denoix de Saint-Marc, vice-président du Conseil d'État, le conseil d'administration compte une quinzaine de personnalités comme Denis Jeambar (L'Express), Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Marc Tessier (France Télévisions) et même Nicole Notat (Vigeo). Triées sur le volet, les recrues gardent le statut d'invités pendant au moins un an avant de devenir membres. David Pujadas (France 2), Emmanuel Chain, Édouard de Rothschild ou Jean-François Copé ont, depuis peu, décroché le sésame.<br /> <br /> Mais gare aux accidents de carrière ! La rumeur veut qu'un membre victime d'une traversée du désert soit tôt ou tard mis sur la touche. Jean-Marie Messier en a fait les frais. « Les gens qui quittent toute fonction se retirent d'eux-mêmes », reconnaît poliment Étienne Lacour, qui précise que son club n'est « ni une mafia, ni une loge maçonnique ».<br /> <br /> Au cours du dîner, les conversations privées sont bannies. En revanche, avant et après le repas, chacun est libre de ses propos. « C'est l'occasion en dix minutes de rencontrer des personnalités influentes dans tous les domaines », explique Michèle Cotta, première femme acceptée dans le cénacle, en 1983. De là à solliciter faveurs et autres renvois d'ascenseurs, il n'y a qu'un pas qu'elle refuse de franchir. « Le club n'assure aucun passe-droit. C'est juste plus facile de prendre rendez-vous avec un ministre ou un homme d'affaires », raconte-t-elle. Mais selon Emmanuel Ratier, auteur de Au coeur du pouvoir (Faits & Documents, 1996), seul livre publié sur le sujet : « Les plans de table sont pourtant savamment pensés. »<br /> <br /> La révolution de palais provoquée par le transfert de Franz-Olivier Giesbert du Nouvel Observateur au Figaro en septembre 1988 se serait jouée lors d'un dîner du Siècle avec Philippe Villin, alors bras droit de Robert Hersant. L'entrée d'Édouard de Rothschild dans le capital de Libération se serait-elle aussi négociée entre la poire et le fromage avec Serge July ? « C'est possible », répond laconiquement Étienne Lacour, avant de souligner qu'un membre, même journaliste, ne rapporte jamais les propos tenus au sein du cénacle. La discrétion reste de mise dans les salons du pouvoir !
J
Un très bon article mais j'en conteste le dernier paragraphe: quand tu dis que la philosophie libérale est descendante du Saint-Simonisme à cause que les frères Pereire et Prosper Enfantin (j'oublie Ferdinand de Lesseps, qui a fait percer le canal de Suez), je pense que tu confonds l'action tardive de ces hommes dans (et au service de) l'Etat de Napoléon III (pour l'essentiel)et la doctrine saint-simonienne, qui est tout sauf libérale: c'est au contraire une doctrine étatiste, centralisatrice, qui annonce le technocratisme de James Burnham et la modernisation à marche forcée, à coup de plans, sous De Gaulle.<br /> "L'Empire libéral" de Napoléon III l'était certes par la faiblesse de l'intervention étatique dans l'économie. Mais les Pereire et autre Lesseps ont joué un rôle d'aiguillon dirigiste qui a justement tempéré cette absence de rôle de l'Etat français dans l'économie (caractéristique qui ne diminuera dans les années 1930 avec les premières nationalisations et la généralisation des services publics)
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