Blog d'un jeune social-démocrate ouvert sur le monde

Blog d'un social-démocrate vivant à Paris.

03 novembre 2008

L'histoire économique des Etats-Unis vue par Paul Krugman

Comme je vous l'avais annoncé il y a peu, voici l'histoire économique par Paul Krugman, prix nobel d'économie, véritable opposant à George W. Bush et aux Conservateurs. Paul Krugman ne se cache pas d'être Démocrate. Néo-keynesien élevé à l'école des échanges inégaux entre le Sud et le Nord, Krugman n'en est pas moins libre-échangiste.

Dans le livre, l'Amérique que nous voulons (très mal traduit de l'anglais The conscience of a liberal), Krugman met en exergue 3 périodes judicieuses pour comprendre l'histoire économique américaine. La première est appelé faussement l'Âge d'or où les inégalités n'ont cessé d'augmenter jusqu'à la prise de pouvoir de Franklin Delano Roosevelt qui bascule littéralement l'ordre établi. A l'aide de la crise et de la seconde guerre mondiale s'ouvre une nouvelle ère qui se nomme la Grande Compression en hommage à la compression des inégalités salariale poussée par une taxation forte et des syndicats puissants. Le retour des inégalités qui est la période la plus récente est consécutive à plusieurs effets mécaniques. D'abord, la frange la plus rétrograde et réactionnaire prend les rênes du Parti Républicain et met en place une politique de ségrégation envers les Républicains modérés (moins de financement, mise en concurrence de Républicains dans la ligne...) ce qui fait que les Républicains modérés sont éjectés des sphères du pouvoir. Ca induit un clivage fort entre les Démocrates et les Républicains qui avaient cogéré durant les années 50 à 70 (en gros). Les Républicains, de Reagan à Bush et Bush Jr., mettent en place des lois visant à détruire le système de répartition du Welfare State, à abaisser les impôts des plus importants contributeurs (et aussi financiers des groupes de réflexion républicains), à casser les syndicats et à utiliser le racisme envers les noirs pour asseoir la popularité des Républicains dans les Etats du Sud pauvres et racistes.

part_travailleur_syndiqu__etats_unis_1985_2007Paul Krugman explique la hausse des inégalités par quatre grands facteurs. Le facteur le plus important est l'abandon de l'Etat. En effet, l'impôt sur les plus riches est passé de 70% à 30% faisant des riches des hommes encore plus riches. La baisse des recettes fiscales avec l'économie de guerre entrainent un repli des des recettes budgétaires sur l'économie de guerre et un moindre investissement dans l'Etat Providence. La possibilité de voir une diminution de l'Etat Providence est aussi le fait que les syndicats sont beaucoup plus faibles. Passant de 35% de syndiqués dans les années 1950 à 10% au XXIème siècle (NDA : ce qui est plus que les 8% français), les syndicats n'ont plus le même poids dans les négociations sociales avec le patronat ce qui induit des réductions salariales et un Etat Providence plus faible. Paul Krugman note que si l'industrie (historiquement fortement syndiquée) a perdu de son poids dans l'économie américaine, ça n'explique pas la baisse de la syndicalisation car les syndicats ont aussi reculé de moitié. En fait, ce sont les entreprises de services du type Wall Mart (qui appelle à voter contre Barack Obama) qui combattent la syndicalisation de ses employés en les virant dès qu'ils s'inscrivent dans un syndicat et qu'ils en ont la possibilité quitte à la provoquer. Le résultat est saisissant sur le tableau ci-contre.

La mondialisation économique est aussi un facteur de la montée des inégalités car les bas salaires sont en concurrence avec les employés du Tiers-Monde mais ce n'est pas le facteur primordial. Le progrès technologique permet d'accroitre les salaires des employés les plus qualifiés. Mais il est faux de dire que l'économie du savoir est lucrative (en effet, les sachants ne sont pas beaucoup mieux payés que 30 ans auparavant). La Bourse joue aussi son rôle. Encore aujourd'hui le monde financier considère que "greed is good" (la cupidité est bonne) tel Michael Douglas interprêtant Gordon Gecko un trader dans le film Wall Street. Cette cupidité qui préconise qu'une entreprise ne payant pas invraisemblablement bien ses cadres exécutifs est une entreprise faible. La pression de la Bourse pousse donc à augmenter les plus hauts salaires.

Et Barack Obama dans tout ça? Et bien il ferait bien de gagner demain soir s'il ne veut pas voir les Etats-Unis voir son pays s'appauvrir. Car aujourd'hui, les Etats-Unis ressemblent à un bar rempli de chomeurs et précaires où Bill Gates viendrait prendre une coupe de champagne. Si le revenu moyen des personnes dans le bar augmente, la situation des différents protagonistes n'aura pas changé. En effet, Bill Gates ne redistribue pas sa fortune aux personnes du bar. Ce sera à Barack Obama d'agir pour que le bar ne soit plus rempli de précaires et chomeurs mais de personnes gagnant bien leur vie et étant plus proche de Bill Gates qu'avant. Du gros boulot en perspective donc...

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26 octobre 2008

DSK sort victorieux contre les néo-libéraux

Le doyen du conseil Shakour Shaalan, un Egyptien qui est mandaté par plusieurs arabes du FMI estime que le FMI continuera à être dirigé par Dominique Strauss-Kahn car le "directeur général est très compétent dans l'exercice de ses fonctions".

Le board confirme qu'"il n'y a pas eu de harcèlement, ni de favoritisme ni aucun autre abus de pouvoir [de la part du] directeur général". Et que toute cette histoire finalement est monté de toute pièce par des personnes malveillantes de l'équipe de management.

Désormais, Dominique Strauss-Kahn a les mains libres pour modifier le FMI, virer les ennemis de la régulation comme il l'a déjà commencé, installer des néo-keynesiens à des postes prestigieux, marquer les esprits, bouleversé ce monde financier qui ne fonctionne plus.

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22 octobre 2008

Mais qui veut virer Dominique Strauss-Kahn?

Le FMI vénérable institution néo-keynesienne fondée à son début pour réguler les flux financiers est tombé petit à petit dans les mains de nos chèrs amis néo-libéraux. Lors de l'investiture de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, j'avais fait un résumé historique de l'institution internationale.

Mais l'homme gêne. Interventionniste, régulateur, néo-keynesien, Dominique Strauss-Kahn est entouré de monétaristes friedmaniens, de néo-libéraux hayekiens et autres marseillistes. Bref, la fine fleur du libéralisme consevateur qui a adoré le libéral Michel Camdessus, désormais chargé par Nicolas Sarkozy de la société de refinancement des banques françaises, déteste ce Français totalement opposé aux idées de la doctrine Camdessus. Mais alors que faire?

Les Libéraux ont des relais importants en France connaissant Dominique Strauss-Kahn et vont leur demander conseil pour savoir comment virer ce malotru qui veut réguler (insulte libérale). Alain Madelin est appelé, Alain Minc aussi ou pas d'ailleurs. Ils appuient sur le point faible de DSK que tout le monde français connait à commencer par les journalistes : les femmes, la chaire plus ou moins fraiche. Romain B. fidèle strauss-kahnien passé avec la dextérité d'un adjoint au maire de Lyon chez Ségolène Royal trouve qu'il ne change pas le Dom et que le cul c'est du sérieux surtout de l'autre côté de l'Atlantique.

Et voilà donc que l'on ressort une affaire vieille de 8 mois où parlons cruement, Dominique Strauss-Kahn a passé la nuit en Europe avec une collègue. Et puis on ressort une affaire de favoritisme parce qu'une française aurait eu droit à un stage de 2 mois dans l'institution. Bientôt, DSK sera mis en prison parce qu'il a fumé sur le balcon de son bureau ou parce qu'il s'est gratté la joue gauche avec l'index droit devant un comorien ce qui signifie quelque chose de très grave mais on ne sait trop quoi!

Bref, nous assistons bien à une tentative de destabilisation de la part de certains libéraux qui voient leurs idées perdre en influence auprès du nouveau directeur du FMI. Leur unique moyen de retrouver l'influence perdue afin de jouer avec les bourses des pays en voie de développement, c'est de mettre à la porte ce charismatique directeur qui pourrait révolutionner la finance mondiale.

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13 juillet 2008

Le sommet de l'Euro-Méditerranée

Aujourd'hui, La France accueille à Paris le sommet de l'Euro-Méditerranée regroupant au final les 27 pays européens et 15 pays du pourtour du sud de la Méditerranée. C'est une terrible déception pour Nicolas Sarkozy qui souhaitait faire une union rognée aux uniques pays bordant la mer Méditerranée.

Niveau diplomatie, le sommet de l'Euro-Méditerranée part sur de mauvaises bases. La mauvaise volonté de Nicolas Sarkozy à inviter l'ensemble des pays européens au Sommet a accru les tensions inter-européennes qui voient d'un mauvais oeil ce sommet pouvant réduire l'Allemagne à un pays n'ayant vocation à développer son influence que sur les pays de l'Est tandis que la France se chargerait des pays de la Méditerranée.

Encore du côté de la diplomatie, on doit noter que pour une fois les Etats-Unis sont absents de ce sommet. Et Israël, la Palestine, la Syrie et le Liban sont assis dans la même pièce. C'est un fait nouveau et qu'il est indispensable de saluer. Quant à savoir si ce sommet aboutira à une véritable union politique et économique, je ne suis pas certain du résultat. Israël est toujours en guerre contre le Maroc, la Tunisie, le Liban, la Syrie. Et si Israël entretient des relations diplomatiques durables avec la Mauritanie, l'Egypte, la Turquie et la Jordanie, elles restent tout de même fragiles.

Pour tout dire, on ne sait pas trop à quoi va servir ce sommet. Quel est son but? Quels sont ses objectifs? Est-ce seulement pour la photo ou y aura-t-ildes concrétisations ultérieures?

On nous parle d'amélioration des échanges économiques, culturelles et politiques. Mais les peuples? C'est toujours aux Peuples que l'on pense en dernier. Et pourtant... Le Liban et la Jordanie ont parqué des Palestiniens dans des camps. Et Israël rogne le territoire palestinien en colonisant ce territoire dont les représentant légaux n'ont pas été invité. Le Maroc et l'Algérie ont des frontières hermétiques comme la Corée du Sud et la dictature du Nord. Si l'on veut faire des échanges politiques, économiques et culturels, il faudra avant tout résoudre le problème des hommes.

Finalement, on nous a tanné avec l'horreur d'aller serrer la pince des plus horribles dictateurs du monde réunis dans notre belle ville de Paris. Je ne vois pas où est le problème. Si on doit négocier et si on doit mener les négociations, autant le faire à partir de chez soi. La question qui devrait nous tarauder c'est si le sommet n'est pas un rêve revu à la baisse.

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10 juillet 2008

Dominique Strauss-Kahn fait le point sur le FMI

Tout est dans le titre et la tribune est en PDF.

Bonne lecture!

tribune_dsk

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13 juin 2008

Clearstream : le faiseur de vérité

Denis Robert ClearstreamQuand on est une grosse banque et qu'on a derrière soi un paquet d'argent pour mener des campagnes judiciaires, de communication, d'établissement de la vérité alors c'est facile de mettre à terre ceux qui veulent découvrir la vérité.
C'est ce qui est arrivé à Denis Robert qui abandonne cassé, désabusé, déboussolé et dépité à rechercher la vérité. Denis Robert ne fera plus d'investigations alors qu'il est un whistleblower, un lanceur d'alerte, un vigilant en un mot. Clearstream l'a tué.

Et quand je pense que la Justice française ne se focalisa que sur l'hypothétique manipulation de Monsieur de Villepin pour en faire l'affaire Cleastream. D'ailleurs mon opinion intuitive et basée sur aucune preuve est que l'ancien premier ministe s'est lui aussi fait manipulé par son ancien ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Auraient-ils oublié que Clearstream n'est pas qu'une manipulation informatique? Auraient-ils oublié tous ces hommes d'argent qui ont volé leurs Etats respectifs pour cacher l'argent dans des banques luxembourgeoise?

Rien ne se passe, tout s'efface. Malheureusement...

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04 juin 2008

Restructuration du Parti Démocrate américain pour réfléchir sur le Parti Socialiste

Article très intéressant sur la campagne Démocrate aux Etats-Unis du côté de Barack Obama.

De là, on peut en tirer de nombreuses pistes de réflexion sur la façon de reconstruire le Parti Socialiste.

Mon commentaire :

Ce texte montre bien l'importance d'une stratégie organisationnelle en amont et d'un ressoudage des lignes.
Le système d'informations, la gestion de l'information doivent être réactif. L'utilisation optimum de l'ensemble des moyens devient une condition indispensable pour gagner. C'est ce qui attend le Parti Socialiste aujourd'hui.

On remarquera par ailleurs, que le président des démocrates est un organisateur et pas un participant de la bataille. Ce sont des pistes de réflexion pour la France.

Autres articles sur la campagne :

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24 mai 2008

La finance ne doit pas nous gouverner

Le 20 mai dernier, j'écrivais un appel pour un nouveau protectionnisme où je demandais un protectionnisme européen et mondial. Le jour d'après et sans qu'il n'y ait de concertation aucune des grands hommes politiques de gauche anciens chefs de gouvernement et ministres des finances signaient un appel à un nouveau protectionnisme au niveau européen.

D'un certain côté, ça me rassure de voir que ce que je ne suis pas le seul à réfléchir sur un tel sujet, tomber d'accord sur le cœur du problème de "l’industrie financière [qui] est incapable d’autorégulation". De l'autre, je suis effaré de voir autant de politiques qui furent aux commandes ne pas agir tant qu'il leur était possible. Mais les voir aujourd'hui converger avec moi vers une solution faisable.

Ils proposent de créer un comité de crise européen qui rassemble des représentants politiques de haut niveau, d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement ou des ministres des finances ainsi que des économistes renommés et des experts financiers de tous les continents. Ce comité doit se donner comme tâche de :

-  Procéder à une analyse détaillée de la crise financière dans le contexte plus large que nous avons essayé de décrire plus haut ;

-  Identifier et évaluer les risques socio-économiques que comporte la crise financière pour l’économie réelle, en particulier en Europe ;

-  Proposer une série de mesures au Conseil de l’UE afin d’éviter ou de limiter ces risques ;

-  Présenter au conseil des ministres, aux Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU, au directeur général du FMI et à toutes les autorités et instances concernées une série de propositions afin de limiter les effets de la crise et préparer une conférence financière mondiale afin de repenser les règles de la finance internationale et de la gouvernance concernant les thèmes économiques mondiaux.

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13 mai 2008

Guerre civile au Liban

Le Hezbollah se lance dans une guerre civile au Liban afin de maitriser ce pays et que l'Iran ait un nouvel allié de poids dans la région.

Les Libanais ne feront jamais le poids contre le Hezbollah qui est une armée de terroristes sur-entrainée depuis des années au Sud-Liban pour une guerilla sur le sol israelien. Mais les Libanais n'ont jamais voulu comprendre que le Hezbollah pouvait se retourner contre eux. C'est le cas aujourd'hui et j'espère qu'ils pleurent à chaudes larmes de ne pas avoir soutenu les armées alliées qui souhaitaient éradiquer l'armée financée par la Syrie et l'Iran.

En 2006, éclatait une guerre au Liban car le Hezbollah avait envahi le territoire israelien et kidnappé un soldat israelien. Au lieu d'aider Israël à éradiquer les terroristes, le Liban les aida et pleurnicha qu'on l'attaquait. C'était bien entendu faux. Israël n'a pas attaqué le Liban mais le Hezbollah, ce terrorisme islamiste chiite qui pourrit les relations israelo-libanaises depuis trop longtemps.

Aujourd'hui, le Liban peut se mordre les doigts de ne pas avoir aidé Israël dans son travail d'éradication du terrorisme. Le Liban retournera d'ici peu comme le caniche de l'islamisme chiite et nous, Européens, en payerons le prix longtemps car voir arriver au pouvoir des islamistes au Liban est de mauvaise augure pour la paix au Moyen-Orient.

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25 avril 2008

Auto-satisfecit et autres informations sur l'Inde

J'avais reçu il y a peu une newsletter de Désirs d'Avenir où Ségolène Royal me faisait part de son voyage en Inde. J'avais exprimé sur ce blog mon plaisir de voir Royal visiter un pays géostratégiquement central dans le monde.

Mais j'avais aussi émis des doutes sur le bien-fondé d'aller voir le premier ministre libéral pour parler de l'affaire Mittal-Gandrange. En effet, j'avais évoqué le fait que Singh, le premier ministre ne pourrait rien faire pour les ouvriers de Gandrange et que s'il y avait un endroit où s'expliquer c'était à Rotterdam, le siège de Mittal.

La dernière newsletter de Désirs d'Avenir signée par Ségolène Royal confirme mes doutes.

 

       
Manhmohan Singh m’a répondu sans détour que les entreprises doivent faire preuve de responsabilité à l’égard des territoires sur lesquels elles sont implantées.

La gestion de l'entreprise d'origine indienne n'est donc pas de l'affaire du gouvernement indien. Les décisions se prennent donc bien à 455 kilomètres de Paris à Rotterdam, Pays-Bas.

Mais bon, la newsletter nous donne des informations privilégiées sur les relations entre l'Inde et la France dont je soulignais aussi l'importance dans mon article du 7 avril.

 

       
L’Inde apprécie le soutien que lui apporte la France dans sa candidature à un siège permanent au Conseil de sécurité, dans l’élargissement du G8 aux pays émergents et dans la mise au point d’un statut particulier devant permettre à l’Inde de reprendre ses coopérations nucléaires civiles avec le reste du monde.

S’agissant des échanges économiques, la France exporte vers l’Inde deux fois moins que le Royaume-Uni ou l’Allemagne mais son commerce avec l’Inde est équilibré (2,5 milliards d’euros dans chaque sens) et les exportations françaises augmentent rapidement. L’objectif est de doubler les échanges d’ici 2012. J’ai indiqué que nous devions favorisons une politique d’investissement industriel français en Inde et indiens en France.

Plusieurs centaines de milliers d’étudiants indiens poursuivent leurs études supérieures à l’étranger et d’abord dans les pays d’expression anglaise. La France n’en reçoit que 1 500 alors qu’elle reçoit 17 000 Chinois. Une politique active visant la promotion des études supérieures en France a donc été engagée depuis plusieurs années, notamment avec le concours de certaines Régions et de Campus France. Cette politique doit être une priorité.

Nous avons donc un réel décalage d'intégration de notre pays dans le deuxième plus grand pays du monde. Il serait intéressant que les entreprises françaises s'intéressent plus à ce grand pays qui n'est pas qu'un pays spirituel où les vaches sont sacrées et des fakirs. Il y a une dynamique dans ce pays qu'il nous faut prendre en marche.

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